Atelier Saint-Jean-Damascène

Centre spirituel orthodoxe d'art sacré
dépendant du
Patriarcat oecuménique de Constantinople

Photo du Père Zénon, Iconographe

Père Zénon, iconographe russe


Seigneur, Maître divin
de tout ce qui existe,
éclaire et dirige l'âme,
le coeur et l'esprit
de ton serviteur.
Conduis ses mains
afin qu'il puisse représenter
dignement, parfaitement,
ton image, celle de ta sainte Mère
et celle de tous les saints,
pour la gloire, la joie et
l'embellissement de
ta sainte Église.

Prière de l'iconographe


L'ICÔNE, CHEMIN DE L’UNITÉ
L'ICÔNE, CHEMIN DU SILENCE
ENSEIGNEMENTS
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS


L'ICÔNE, CHEMIN DE L’UNITÉ

Voilà le but même que s’est fixé l’Atelier Saint-Jean-Damascène depuis plus de trente ans. Dirigé par des orthodoxes, ce centre cherche à faire découvrir tant aux catholiques qu’au protestants toute la valeur d’un art sacré intimement lié à la liturgie et à la spiritualité de l’Église orthodoxe.

L'Atelier Saint-Jean-Damascène est un centre spirituel d’art sacré dispensant l'enseignement traditionnel de l'icône, de la fresque et de la mosaïque. Oeuvre de l'Église orthodoxe, l'atelier a été fondé sur la demande d'un évêque, « afin que fussent multipliés les talents reçus ». Établi en premier lieu à Paris en 1965 par Père Nicolas Garrigou, prêtre orthodoxe relevant du Patriarcat oecuménique de Constantinople, et son épouse Ludmilla Titchenkova, il est transplanté en 1975 à Saint-Jean-en-Royans (Drôme), dans la très belle région du Massif du Vercors, entre Valence et Grenoble. Il y prend de larges racines, s'épanouit, donne d'abondants fruits et de nouvelles ramifications autant en France qu'à l'étranger.

L'icône étant une prière vivante, l'enseignement y est donné dans un cadre propre à sa contemplation, ce qui a donc nécessité la mise en place d'un oratoire dans la salle de travail même, puis la construction d’une chapelle devant le nombre croissant d'élèves. Les personnes viennent de divers horizons et de tous âges (le troisième âge est bien représenté, car il est à la recherche d'autre chose que d'une simple distraction), et de différentes confessions chrétiennes (catholique, orthodoxe et protestante). Au fur et à mesure de leur cheminement à travers l’icône, les élèves découvrent toute la spiritualité orthodoxe, qu’elle soit iconographique, liturgique ou théologique. Ainsi, l’Atelier Saint-Jean-Damascène est un lieu de prière, de rencontre, de rassemblement, d'accueil et d'amitié fraternelle.

L'Atelier Saint-Jean-Damascène a fêté ses trente ans d'existence. Ses élèves, au nombre d'une centaine chaque année, viennent de beaucoup de pays, et les échanges sont particulièrement fructueux avec les iconographes russes. Des stages sont régulièrement organisés à partir de la France pour la Russie et vice versa.

Le Centre compte actuellement une chapelle, de grandes salles d'atelier et quelques chambres pour le séjour des élèves, ainsi que l'aménagement d'un skite (dépendance monastique) où vivent des moines iconographes/fresquistes. La chapelle est confiée à la protection de la Mère de Dieu et se nomme « Notre Dame de la Dormition », en lien avec saint Jean Damascène et les hymnes qu'il a composées pour cette fête. La chapelle sert de paroisse des orthodoxes francophones de la région de Valence, Grenoble et Montélimar.

Des fresques de la chapelle figurent à la page Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome - Introduction.

Enseignement de l'iconographie

Apprentissage de l'iconographie à
l'Atelier Saint-Jean-Damascène


L'ICÔNE, CHEMIN DU SILENCE

L’icône doit être abordée dans la prière ; elle est entre les mains de Dieu. Elle est la présence même de cette réalité : cultiver l’image de Dieu en nous pour ensuite la laisser dessiner sur la planche. Quoique nous fassions, quoique nous disions, nous restons entre les mains de Dieu. Et ces mains qui nous tiennent, ces mains qui nous guident sur notre chemin, sont celles-mêmes qui guident l’iconographe dans son travail. Tout iconographe doit être un « moine intérieur », et le moment où l’on peint est le moment où le temps est brisé, où l’on rencontre l’Éternité. Voilà pourquoi le temps de l’écriture de l’icône est par excellence le temps de la prière, car il est la rencontre avec Dieu, avec l'Éternel.

L’apprentissage de l’écriture de l’icône est une véritable aventure intérieure qui dilate le coeur et ouvre les yeux sur le "monde de Dieu" : le ciel et la terre, le visible et l’invisible, le passé, le présent et l’avenir. Il permet à l’homme moderne occidental de redécouvrir les valeurs symboliques du sacré et des sacrements, non de façon superficielle ou abstraite qui s’adresse seulement à son intellect, mais d’une façon profonde pour nourrir son âme et son esprit et pour donner un sens à sa vie : apprendre à peindre une icône, c’est apprendre à pénétrer le mystère de sa propre vie. C’est aussi venir au secours d’autrui par l’incessante prière qui régit toute son élaboration, c’est vouloir participer à la sauvegarde de la Création, c’est « militer » dans le silence et le recueillement de son coeur pour un monde meilleur. C’est devenir « homme d’action » dans le silence et la contemplation.

L’écriture de l’icône ne peut être donc envisagée comme un loisir ou un simple passe-temps, ni même comme une peinture à thème religieux, mais comme un véritable apprentissage intérieur et un chemin spirituel. Le travail de l'iconographe est donc un travail de silence, de prière et de solitude. Son but est de transmettre à travers l'icône sa ferveur spirituelle, et de vivre et d'exprimer sa foi à travers elle.

De tout temps les iconographes se sont regroupés en "ateliers", tout comme les Compagnons du Moyen-Âge, non seulement pour recevoir un enseignement ou pouvoir mieux « pratiquer » l'abnégation de soi, par humilité et véritable anonymat, mais surtout afin que le peintre d'icônes isolé ne puisse commettre des erreurs dogmatiques. Le regroupement permet une certaine vérification et obéissance à la Tradition, c'est-à-dire à ceux qui nous ont précédés dans la Vérité. L’iconographe ne peut faire cavalier seul : c'est pourquoi, également, l'iconographe reçoit son « ministère » de l'Église. C'est au sein de la communauté ecclésiale qu'il remplit pleinement sa fonction. Il est au service de l'embellissement de la Maison de Dieu. Il dépend de cette Maison. Tout atelier doit être oeuvre de l'Église et dépendre de l'Église. Le peintre d'icônes n'est ni artiste, ni artisan indépendant ; il exerce un ministère de l’Église.

Lisez l'article de Ludmilla Garrigou : Icône ou tableau, iconographe ou artiste ?


ENSEIGNEMENTS

Icônes

Fresque et Mosaïque

Le programme des sessions est disponible sur le site de l'Atelier :

www.atelierdamascene.fr


RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

MOYENS D'ACCÈS

HÉBERGEMENT

REPAS

OBJETS À APPORTER

FORMATION CONTINUE


RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

Atelier Saint-Jean-Damascène
La Prade
F-26190 SAINT-JEAN-EN-ROYANS.

Tél : (33) 04 75 47 55 87.
Fax : (33) 04 75 47 70 77.
Site web : www.atelierdamascene.fr

Courriel : at.saint-jean-damascene@wanadoo.fr


Début de la Page Page d'Accueil

Visiteurs :   depuis le 20.02.02
(3,786 du 20-10-97 au 15-01-02)

Dernière mise à jour : 14-12-06.