Saint Jean Baptiste PAGES MÉTANOÏA : Produis, ô mon âme, les dignes fruits du repentir

 

Le Grand Canon de Saint André de Crète

Saint André de Crète

Saint André de Crète
(660-740)

 


INTRODUCTION AU GRAND CANON
AUX COMPLIES DU LUNDI
AUX COMPLIES DU MARDI
AUX COMPLIES DU MERCREDI
AUX COMPLIES DU JEUDI


INTRODUCTION AU GRAND CANON
DE SAINT ANDRÉ DE CRÈTE

LE CANON POÉTIQUE

La poésie liturgique byzantine s’est développée tout au long de l’histoire millénaire de l’Église indivise et un peu au-delà. Cette poésie prit naissance dans les pays de langue syriaque, autour des métropoles d’Antioche et d’Édesse. C’est au sixième siècle que la création poétique en langue grecque prit un essor particulier avec les kondakia de saint Roman le Mélode ; les hymnes de saint Jean Damascène leur succédèrent au siècle suivant.

À la fin du septième siècle apparaît une nouvelle forme de poème liturgique, sans doute moins bien construite que les compositions précédentes mais dont le contenu théologique est plus directement parlant : le " Canon poétique ". Le Canon se présente comme un long texte prenant la forme de neuf hymnes (odes), paraphrasant plus ou moins le texte des neuf cantiques scripturaires qui sont d’ordinaire chantés à l’office du matin (orthros byzantin - laudes occidentales).

À l’origine les strophes du canon (appelées tropaires) étaient intercalées entre les versets des cantiques, mais très rapidement l’habitude se prit d’omettre ces versets au profit du canon lui-même, seule la première strophe, appelée hirmos (du grec, " allusion, mention, convention "), réfère directement au texte du cantique. L’hirmos, dans la langue originale, sert de modèle métrique à tout l’ensemble de l’ode. Dans la présente version du Grand Canon de saint André de Crète, les références aux cantiques se trouvent au début de chaque ode. Les odes du canon se terminent par une strophe particulière nommée doxastichon, une louange à la sainte Trinité.

SAINT ANDRÉ DE CRÈTE

Né à Damas vers 660 d’une famille syrienne, saint André fit de très bonnes études, devint moine à Jérusalem et secrétaire du patriarche Théodore. En 685 il se rendit à Constantinople pour confirmer au nom de son patriarche les décisions du sixième Concile Oecuménique (contre les monothélites). Il fut ordonné diacre à Constantinople et chargé de l’administration d’un orphelinat et d’une maison de vieillards. En 700 il fut consacré archevêque de Gortyne (actuellement Khania, en français : La Canée), capitale de la Crète. Il construisit des églises, et s’intéressa particulièrement à l’éducation des enfants et des adolescents.

En 712, sous la pression de l’empereur Philippikos Bardanès, il accepta de souscrire à une définition monothélite d’un synode réuni par ce souverain. Il se reprit vite toutefois, et sut faire front contre le pouvoir impérial lorsque éclata la crise iconoclaste. Saint André mourut dans l’île de Mytilène le 4 juillet 740 au retour d’un voyage à Constantinople. On lui doit une cinquantaine d’homélies, dont plusieurs sont consacrées à la Mère de Dieu, témoins importants de la mariologie byzantine.

Il est surtout connu pour être l’initiateur du "Canon poétique", genre de poésie liturgique en usage depuis dans la liturgie orientale. Le Grand Canon dit "de Saint André", qui est récité intégralement pendant le Carême, lui a probablement été inspiré par le remords qu’il eut d’avoir souscrit par faiblesse aux définitions hérétiques dont nous avons parlé plus haut. Il est l’auteur d’une soixantaine d’autres canons. Ses oeuvres furent traduites en latin et éditées en Occident dès 1644 (textes bilingues grec-latin). L’Église célèbre sa mémoire le 4 juillet.

USAGE LITURGIQUE

Dans le rite byzantin, le Grand Canon a été recueilli dans le Livre du Triode, ensemble des offices du Grand Carême. Il est récité à l’office des Grandes Complies les lundi, mardi, mercredi et jeudi de la première semaine de Carême, à raison d’un quart du texte environ par jour. Il est repris intégralement aux matines du jeudi de la cinquième semaine.

Le texte que nous présentons est la traduction des moines orthodoxes de l’Abbaye Saint-Michel de Bois-Aubry, effectuée en 1992. Cette traduction utilise comme source le texte grec en usage dans l’Église de Constantinople et édité à Athènes en 1953. Cette version signale les principales références bibliques ; les lecteurs avertis en découvriront d’autres qui ne sont pas signalées, en particulier les nombreuses paraphrases psalmiques. L’édition du Grand Canon de l’Abbaye Saint-Michel de Bois-Aubry tient compte du découpage original du texte en Odes par l’auteur.

La présente publication est divisée en quatre parties pour usage aux offices des Grandes Complies de la première semaine du Carême, tout en gardent la numérotation des strophes de l’édition de Bois-Aubry. Pour compléter l’usage du Grand Canon aux Grandes Complies, les louanges mariales et les invocations à saint André de Crète qui terminent chaque ode, ainsi que les invocations à sainte Marie l’Égyptienne, de même que certains louanges trinitaires, ont été ajoutées au texte du Grand Canon. Ces strophes sont tirés du Triode de Carême, tome 1 (Collège Grec de Rome, 1978).

Le commun de l’office des Grandes Complies se trouvent dans le Grand livre d’heures (Diaconie Apostolique, Rome, 1989).


Nous exprimons nos remerciements à l’Higoumène Michel et aux moines de l’Abbaye Saint-Michel de Bois-Aubry de nous avoir accordé l’autorisation d’utiliser leur traduction du Grand Canon, ainsi que cette introduction. L’édition du Grand Canon est disponible à l’Abbaye Saint-Michel de Bois-Aubry, 37120 Luzé, France.

Le Grand Canon de saint André de Crête est disponible en format Word. Écrivez-nous :

thabor@megaweb.ca


AUX COMPLIES DU LUNDI

ODE 1 (Premier cantique de Moïse : Exode 15*1-16)

1. (Hirmos) Le Seigneur est mon aide et mon protecteur,
c’est lui qui m’a sauvé, c’est lui mon Dieu, je le glorifierai ;
c’est le Dieu de mes pères et je l’exalterai, car il a fait éclater sa gloire.
Ps 118 ; Ex 15*1-2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

2. Par où commencerai-je à déplorer les actes de ma vie misérable,
et quels seront, ô Christ, les premiers accents de ce chant de deuil ?
Accorde-moi, dans ta compassion, la rémission de mes péchés !
Eph 4*32 ; 1P 3*8

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

3. Viens donc, âme endurcie, revêtue de ta chair,
confesse-toi au Créateur de toutes choses ;
rejette loin de toi ton délire et offre à Dieu des larmes de pénitence.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

4. Émule du premier Adam dans les voies de la prévarication,
par mes péchés, je me suis vu dépouillé de mon Dieu,
sevré du royaume éternel et de ses délices.
Gn 3*23

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

5. Malheur à toi, âme endurcie, pourquoi as-tu voulu ressembler à Ève ?
C’est ton propre regard, ton regard avide qui t’a blessée,
tu as tendu la main vers l’arbre funeste, désiré et goûté à la nourriture de la déraison.
Gn 3*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

6. À la place de l’Ève charnelle, une Ève en esprit s’est élevée en moi :
c’est une pensée de convoitise qui se pare de plaisirs
et se gave sans fin d’une nourriture funeste.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

7. Adam, pour avoir violé un seul de tes commandements,
ô Sauveur, a été en toute justice chassé du paradis.
Que dois-je subir, moi qui transgresse en tous temps tes paroles de vie ?
Gn 2*17

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

8. J’ai mis mes pas dans les pas de Caïn, et j’ai choisi de devenir meurtrier,
car j’ai flatté ma chair et attenté à mon âme par les oeuvres de mes péchés.
Gn 4*8

Gloire au Père...

Ô Trinité supersubstantielle, qui es adorée dans ton Unité,
soulage-moi du fardeau pesant de mes péchés,
et accorde-moi dans ta compassion des larmes de repentir.

Maintenant et toujours...

Ô Mère de Dieu, espérance et protection de ceux qui te chantent,
allège le poids, le fardeau de mes péchés ;
très-sainte Dame, accueille-moi transformé par le repentir.

ODE 2 (Deuxième cantique de Moïse : Deutéronome 32*1-11)

25. (Hirmos) Cieux, prêtez l’oreille et je parlerai,
je chanterai des hymnes au Christ qui,
pour venir à nous, a pris chair dans le sein de la Vierge.
Dt 32

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

26. Cieux, prêtez l’oreille et je parlerai,
que la terre écoute la voix de la pénitence,
qui s’élève vers Dieu et le glorifie !
Dt 32

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

27. Abaisse sur moi un regard favorable et plein de compassion,
ô Dieu Sauveur, et accueille ma fervente confession !
Ps 69*17

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

28. J’ai péché plus que tous les hommes, seul j’ai péché contre toi,
ô Dieu Sauveur, prends pitié de ta créature !
Ps 51*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

29. La tempête de mes passions m’environne,
mais étends vers moi ta main avec compassion,
comme jadis tu le fis pour Pierre.
Mt 14*31

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

30. Ô Christ très compatissant, je t’offre aussi mes larmes,
comme la femme pécheresse. Aie pitié de moi, ô mon Sauveur, dans ta bonté.
Lc 7*38

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

31. J’ai terni la beauté de mon âme par les plaisirs des passions,
et j’ai abaissé mon esprit au niveau de la boue.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

32. J’ai mis en lambeau le vêtement originel que le Créateur m’avait tissé,
et depuis me voici gisant dans la nudité.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

33. J’ai essayé de me couvrir d’une défroque déchirée,
tissage du serpent qui m’a séduit,
et je suis en proie à la honte.
Gn 3*7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

34. J’ai contemplé la beauté de l’arbre et mon esprit a été séduit,
et depuis, me voici gisant dans la nudité et je suis en proie à la honte.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

35. Tous les moteurs des passions ont labouré mon dos
en y creusant le sillon de leurs iniquités.
Ps 129*3

Gloire au Père...

Indivisible substance, Divinité unique en Trois Personnes distinctes
dont le règne et le trône sont un,
je te chante l’hymne trois fois sainte au plus haut des cieux !

Maintenant et toujours...

Vierge Mère de Dieu, ô Très-Pure et seule digne de nos chants,
intercède constamment pour que nous soyons sauvés.

ODE 3 (Cantique d’Anne : 1 Samuel 2*1-10)

65. (Hirmos) Affermis ton Église, ô Christ,
sur le Rocher inébranlable de tes commandements.
1S 2*2 ; Ps 40*3

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

66. Fuis, ô mon âme, le feu du Seigneur,
par lequel il consuma jadis la terre de Sodome.
Gn 19*24

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

67. Fuis dans la montagne, ô mon âme,
à l’exemple de Loth et cherche refuge dans Soar.
Gn 19*17*22

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

68. Fuis l’incendie, ô mon âme, fuis l’embrasement de Sodome,
fuis la violence dévorante du feu divin.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

69. À toi je me confesse, ô Sauveur, j’ai péché, j’ai péché contre toi,
dans ta miséricorde, fais-moi grâce !
Ps 51*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

70. Plus que tout homme j’ai péché, seul j’ai péché contre toi,
ô Christ Sauveur, ne me rejette pas !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

71. Tu es le bon Pasteur, recherche-moi,
car je suis ta brebis perdue, ne m’abandonne pas !
Jn 10*11 ; Lc 15*4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

72. Jésus doux et clément, tu es mon Créateur,
en toi seul, mon Sauveur, je serai justifié !

Gloire au Père...

Ô Trinité consubstantielle, ô Unité en trois Hypostases,
nous te célébrons, glorifiant le Père, exaltant le Fils
et adorant le Saint Esprit, Dieu véritablement Un par nature,
Vie de toutes vies, dont le règne n’aura pas de fin !

Maintenant et toujours...

Réjouis-toi, ô Sein porteur de Dieu,
réjouis-toi, ô Trône du Seigneur,
réjouis-toi, ô Mère de notre Vie.

ODE 4 (Cantique d’Habakuk : Habakuk 3*2-11)

91. (Hirmos) Ayant appris ton avènement, Seigneur,
le prophète fut saisi de stupeur ;
sachant que tu naîtrais d’une Vierge et te manifesterais aux hommes il s’écria :
"J’ai entendu ta clameur et j’ai eu peur ! Gloire à ta puissance, Seigneur !"
Ha 3*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

92. Ne rejette pas ton ouvrage, ne détourne pas ton regard de ta créature,
ô Juge équitable, moi seul j’ai péché contre toi,
plus que tous j’ai péché, ô Ami de l’homme,
mais il n’appartient qu’à toi, Seigneur tout-puissant, de remettre les péchés.
Mt 9*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

93. La fin approche, ô mon âme, la fin approche
et tu n’y songes pas, tu ne t’y prépares pas ;
le temps presse, lève-toi, le juge est à la porte !
Le temps de la vie passe comme un rêve, comme une fleur des champs,
et c’est en vain que l’homme s’agite !
Ps 39*5-7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

94. Réveille-toi, mon âme, examine tes oeuvres !
Représente-toi le passé, que les larmes coulent de tes yeux !
Confesse au Christ tes actes et tes pensées et tu seras justifiée !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

95. Il n’est en cette vie nulle faute, nul délit, nul mal, ô Sauveur,
que je n’aie accompli, en esprit et en paroles, de propos délibérés,
en intention et en action : plus que tout autre, j’ai péché !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

96. Malheur à moi ! Ma propre conscience me condamne
avec une rigueur sans égale dans le monde ;
ô mon Juge et mon Rédempteur, toi qui me connais,
épargne et sauve ton serviteur !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

97. L’échelle que vit autrefois Jacob le patriarche, ô mon âme,
est la figure de cette ascension spirituelle,
qui commence par l’action et s’achève par la contemplation.
Si tu veux connaître l’une et l’autre, renouvelle-toi !
Gn 28*12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

98. Pour obtenir ses deux épouses, le patriarche, dénué de tout,
supporta la chaleur du jour et le froid de la nuit ;
il travaillait avec ardeur, servait et augmentait
par ruse ses troupeaux, jour après jour.
Gn 30 *37-43 ; 31*40-41

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

99. Ces deux épouses figurent l’action et la contemplation ;
la première c’est Léa car elle est féconde ;
la seconde Rachel, car la connaissance est laborieuse.
Sans peine, ô mon âme, nulle oeuvre, nulle contemplation !
Gn 29*31

Gloire au Père...

Trinité sans commencement et incréée, Indivisible Unité,
accueille ma pénitence, sauve ce pécheur qui est ta créature,
ne me repousse pas, mais arrache-moi au feu de la condamnation.

Maintenant et toujours...

Ô Vierge, tu as enfanté et vierge tu es demeurée,
car ton sein virginal met au monde Celui
qui renouvelle les lois de la nature :
Dieu lui-même le veut aussi.

ODE 5 (Cantique d’Isaïe : Isaïe 26*9-19)

119. (Hirmos) Dans la nuit je veille, éclaire-moi, ô Ami de l’homme,
guide-moi sur le chemin de tes commandements
et enseigne-moi, mon Sauveur, à faire ta Volonté.
Is 26*9-20 ; Ps 143*8-9

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

120. Ma vie s’est écoulée dans la nuit,
ténèbres et chaos m’ont englouti : nuit du péché !
Toi seul, ô mon Sauveur, tu peux faire de moi un fils de lumière.
Jn 12*36

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

121. Malheur à moi, j’ai imité Ruben,
j’ai méprisé la Loi du Très-Haut par une volonté criminelle,
comme Ruben j’ai souillé la couche paternelle.
Gn 35*22

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

122. À toi je le confesse, ô Christ mon Roi,
j’ai péché comme jadis les fils de Jacob vendant Joseph,
leur propre frère, fruit de la chasteté et de la sagesse.
Gn 37*28

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

123. Cette âme juste fut livrée par ses frères,
cet homme de douceur fut vendu comme esclave, à l’image du Seigneur,
mais toi, ô mon âme, tu es devenue tout entière l’esclave de ta malfaisance.
Mt 26*15-16

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

124. Imite Joseph à l’esprit juste et sage, ô âme douloureuse et réprouvée,
ne t’abandonne plus au délire des passions et à la désobéissance.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

125. Joseph a séjourné jadis dans une citerne,
préfigurant ta Sépulture et ta Résurrection ;
mais moi, que t’offrirai-je de semblable ?
Gn 37*24

Gloire au Père...

Je suis la Trinité simple, sans séparation, sans confusion entre les Personnes,
Je demeure Une par nature : Père, Fils et Esprit divin !

Maintenant et toujours...

De toi, ô Vierge immaculée, sainte Mère de Dieu,
le divin Créateur des siècles éternels prit notre chair
pour s’unir intimement à la nature des mortels.

ODE 6 (Cantique de Jonas : Jonas 2*3-10)

141. (Hirmos) De tout mon coeur j’ai invoqué
le Dieu de miséricorde et il m’a entendu.
Il m’a fait remonter de l’enfer, il a libéré ma vie de la corruption.
Jon 2*3-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

142. Je t’offre avec sincérité, ô Sauveur,
les larmes de mes yeux et les gémissements profonds de mon coeur
qui crie : "J’ai péché contre toi, ô Dieu, fais moi grâce !"

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

143. Ô mon âme, tu t’es éloignée du Seigneur, comme Datan et Abirôn,
mais de tout ton coeur crie-lui :
"Épargne-moi de peur que la terre béante ne m’engloutisse !"
Nb 16*12-34

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

144. Devenue furieuse comme une génisse, ô mon âme,
tu t’es faite semblable à Éphraïm.
Comme la gazelle, sauve ta vie du piège, par l’élan de l’ascèse,
de l’esprit et de la contemplation.
Os 4*16-17

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

145. La main de Moïse, ô mon âme, atteste que Dieu peut blanchir
et purifier une vie lépreuse,
aussi, serais-tu couverte de lèpre, ne tombe pas dans le désespoir !
Ex 4*6-8

Gloire au Père...

Ô Trinité consubstantielle, ô Unité en trois Hypostases, nous te célébrons,
glorifiant le Père, exaltant le Fils et adorant le Saint Esprit,
Dieu véritablement Un par nature, Vie de toutes vies,
dont le règne n’aura pas de fin !

Maintenant et toujours...

(Kondakion) Réveille-toi ! Pourquoi dormir, ô mon âme,
pourquoi dormir ainsi ?
Car voici la fin s’approche, et tu rendras compte au jugement.
Veille donc, ô mon âme, pour que t’épargne le Christ Dieu, lui qui est partout,
dans tout l’univers qu’il comble de sa présence.

ODE 7 (Cantique des Trois Jeunes Gens : Daniel 3*26-56)

157. (Hirmos) Nous avons péché, nous avons été rebelles,
nous avons commis l’injustice devant ta Face,
nous n’avons pas gardé ni pratiqué tes commandements,
pourtant, à l’heure dernière, ne nous rejette pas, Dieu de nos pères !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

158. J’ai péché, j’ai méprisé et violé tes commandements,
car j’ai été conçu dans le péché ; à mes ulcères
j’ai ajouté de nouvelles blessures, mais selon ta miséricorde,
fais-moi grâce, Dieu de nos pères !
Ps 51*7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

159. Saül en cherchant les ânesses de son père, par surcroît, trouva la royauté ;
et toi, ô mon âme, garde-toi de préférer
le troupeau des passions au royaume du Christ !
1S 9*1-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

160. David, l’ancêtre de Dieu, a péché par deux fois :
il fut d’abord blessé par les flèches de l’adultère,
et transpercé ensuite par le glaive de l’homicide.
Toi, ô mon âme, entraînée par l’élan de tes passions,
tu souffres d’actions plus graves encore.
2S 11*3-15

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

161. David commit autrefois iniquités sur iniquités,
aggravant l’adultère par le meurtre, mais aussitôt il fit doublement pénitence ;
ô mon âme tu es bien plus criminelle,
toi qui demeures sans repentir devant Dieu.
2S 11 & 12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

162. David fit de son repentir un poème,
il s’accusa ainsi du mal qu’il avait fait, en criant :
"Aie pitié de moi, devant toi seul j’ai péché !
Dieu de l’univers, purifie-moi !"
Ps 51

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

163. Pendant que l’Arche de l’Alliance était transportée sur un char,
Ouzza, voyant les boeufs broncher, porta la main sur elle
et pour ce simple geste encourut la colère de Dieu !
N’imite pas sa présomption et vénère les choses divines, ô mon âme.
2S 6*6-7

Gloire au Père...

Trinité sans commencement et incréée, Indivisible Unité,
accueille ma pénitence, sauve ce pécheur qui est ta créature,
ne me repousse pas, mais arrache-moi au feu de la condamnation.

Maintenant et toujours...

Nous te chantons, nous te bénissons, devant toi nous nous prosternons,
ô Mère de Dieu, car tu as enfanté l’Un de la sainte Trinité,
ton Fils et ton Dieu, entr’ouvrant pour nous le ciel sur la terre.

ODE 8 (Cantique des Trois Jeunes Gens : Daniel 3*52-87)

177. (Hirmos) Celui que les puissances célestes glorifient,
Celui devant qui frémissent les chérubins et les séraphins,
que tout ce qui respire, que toute créature le louent,
le bénissent et l’exaltent dans les siècles.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

178. Aie pitié des pécheurs, ô Sauveur, excite mon esprit à la conversion,
accepte ma pénitence, sois compatissant pour celui qui te crie :
"J’ai péché contre toi seul, j’ai commis l’iniquité, aie pitié de moi !"
Ps 51*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

179. Élie le conducteur de char, élevé aux plus hautes vertus,
fut jadis entraîné de la terre au ciel.
Médite, ô mon âme, sur cette ascension !
2R 2*11

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

180. Élisée prit le manteau d’Élie, en frappa l’antique Jourdain
et les eaux du fleuve se séparèrent,
mais toi, ô âme immodérée, tu ne connais pas cette grâce !
2R 2*14

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

181. Élisée ayant reçu autrefois le manteau d’Élie
obtint du Seigneur une double part de sa force,
mais toi, ô âme immodérée, tu ne connais pas cette grâce !
2R 2*9-15

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

182. La Sunamite a jadis donné l’hospitalité au juste,
mais toi, ô mon âme, tu n’as introduit dans ta maison ni l’étranger, ni le pèlerin,
c’est pourquoi tu seras chassée toute en pleurs de la chambre nuptiale !
2R 4*8-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

183. Ô âme misérable, tu as toujours imité l’avidité sordide de Guehazi,
maintenant, du moins, au déclin de tes jours, renonce à l’amour de l’argent,
fuis le feu de la géhenne préparé pour tes méfaits !
2R 5*20-27

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

184. Tu as suivi Ozias, ô mon âme, et tu as reçu une double part de sa lèpre
car tes pensées sont mauvaises et tes oeuvres injustes :
renonce à la possession des choses corruptibles
et hâte-toi de revêtir la pénitence.
2Ch 26*16-20

Bénissons le Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit.

Nous te glorifions, ô Trinité, Dieu unique,
"Saint, Saint, Saint es-tu, Père, Fils et Saint Esprit,
essence unique et simple, et toujours adorée !"

Maintenant et toujours...

En ton Sang l’Emmanuel fut vêtu comme de pourpre,
et c’est en toute vérité, ô Vierge immaculée,
que nous honorons ta divine maternité.

ODE 9 (Cantique de la Mère de Dieu)

198. (Hirmos) Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption,
le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient et te saluent fidèlement,
ô Mère et Épouse de Dieu !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

199. Mon esprit est blessé, mon corps décline,
mon souffle s’affaiblit et ma raison languit, la vie meurt, la fin s’approche.
Que feras-tu, âme infortunée, à l’heure où le Juge dévoilera tes secrets ?

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

200. Examine, ô mon âme, les écrits de Moïse sur la création du monde,
contenant l’histoire des justes et des impies :
tu as imité les pécheurs et non les justes, ô âme détournée de Dieu !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

201. La Loi en toi est impuissante, l’Évangile infructueux,
la prophétie, les sentences des justes et l’Écriture toute entière
sont devenus pour toi des objets de mépris.
Tes plaies, ô mon âme, s’enveniment loin du médecin qui, seul, pourrait les guérir !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

202. Contemple, ô mon âme, tous les modèles que te présente
le Nouveau Testament pour t’amener au repentir :
imite donc les justes, détourne-toi des pécheurs, cherche à fléchir le Christ
par les prières et par le jeûne, par la pureté et le recueillement.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

203. Le Christ s’est fait homme, il s’est uni à ma chair ;
volontairement il a assumé notre nature toute entière sauf le péché,
te montrant, ô mon âme, l’image de son ineffable bonté.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

204. Le Christ s’est fait homme, il a appelé à la conversion
les larrons et les prostituées :
repens-toi, ô mon âme, les portes du royaume sont ouvertes !
Les pharisiens, les publicains et les adultères convertis nous y précèdent !
Mt 21*31

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

205. Le Christ a sauvé les mages, appelé les bergers,
transformé la multitude des innocents en martyrs.
Il a exaucé les voeux du vieillard Syméon et d’Anne la veuve au grand âge,
mais toi, ô mon âme, tu n’as imité ni leurs oeuvres ni leurs vies !
Malheur à toi quand tu seras jugée !
Mt 2*1-18 ; Lc 2*25-38

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

206. Après avoir jeûné quarante jours dans le désert
le Seigneur eut faim à cause de sa nature humaine.
Ne te laisse pas abattre, ô mon âme, sous les coups de l’ennemi,
par la prière et le jeûne tu le fouleras aux pieds !
Mt 4*2 ; 17*21

Gloire au Père...

Célèbre et glorifie, ô mon âme, la Trinité simple, indivisible et consubstantielle,
l’unique Substance trois fois sainte, Lumière de Lumières, unique Dieu Saint,
Dieu vivant, Dieu de toutes choses !

Maintenant et toujours...

Très-sainte Mère de Dieu, garde sous ta protection le peuple chrétien
qui partage royalement ton souverain pouvoir et triomphe
grâce à toi des assauts de l’Ennemi et de toute tentation.

Saint André de Crète, intercède pour nous.

Pasteur de Crète, saint André, ô Père trois fois heureux,
intercède sans répit pour les chantres de ton nom,
afin que soient délivrés de toute inquiète pensée, de l’affliction et du péché
ceux qui vénèrent ta mémoire sans fin.

198. Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption,
le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient et te saluent fidèlement,
ô Mère et Épouse de Dieu !


AUX COMPLIES DU MARDI

ODE 1

1. (Hirmos) Le Seigneur est mon aide et mon protecteur,
c’est lui qui m’a sauvé, c’est lui mon Dieu, je le glorifierai ;
c’est le Dieu de mes pères et je l’exalterai, car il a fait éclater sa gloire.
Ps 118 ; Ex 15*1-2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

8. J’ai mis mes pas dans les pas de Caïn, et j’ai choisi de devenir meurtrier,
car j’ai flatté ma chair et attenté à mon âme par les oeuvres de mes péchés.
Gn 4*8

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

9. Je n’ai pas imité la justice d’Abel, ô Jésus,
je ne t’ai présenté ni offrandes pures, ni oeuvres selon Dieu,
ni sacrifices agréables, ni celui d’une vie irréprochable.
Gn 4*4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

10. Nous aussi, âme endurcie, à l’exemple de Caïn nous n’avons offert
au Créateur de toutes choses que des actions souillées,
des sacrifices répréhensibles et une vie mauvaise,
c’est pourquoi nous avons encouru la condamnation.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

11. Comme un potier façonnant l’argile, tu m’as donné une chair
et des os animés d’un souffle de vie, aujourd’hui, ô mon Créateur,
ô mon Rédempteur, ô mon Juge, ne repousse pas ma pénitence.
Gn 2*7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

12. Je confesse devant toi, ô mon Sauveur, les péchés que j’ai commis,
je dévoile les blessures de mon âme et de mon corps,
telles que me les ont faites, semblables à des brigands, mes pensées meurtrières.
Ps 32*5 ; Lc 10*30

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

13. J’ai péché, ô mon Sauveur, mais je connais ton amour pour l’homme,
tu frappes avec clémence et tu compatis avec ardeur,
Tu me vois en pleurs et tu cours au devant de moi
comme le père accueillant le fils prodigue.
Lc 15*20

Gloire au Père...

Ô Trinité supersubstantielle, qui es adorée dans ton Unité,
soulage-moi du fardeau pesant de mes péchés,
et accorde-moi dans ta compassion des larmes de repentir.

Maintenant et toujours...

Ô Mère de Dieu, espérance et protection de ceux qui te chantent,
allège le poids, le fardeau de mes péchés ;
très-sainte Dame, accueille-moi transformé par le repentir.

ODE 2

25. (Hirmos) Cieux, prêtez l’oreille et je parlerai,
je chanterai des hymnes au Christ qui, pour venir à nous,
a pris chair dans le sein de la Vierge.
Dt 32

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

36. J’ai perdu ma beauté et ma noblesse originelle
et depuis me voici gisant dans la nudité et je suis en proie à la honte.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

37. Le péché a cousu pour moi des vêtements de peau,
après m’avoir dépouillé de la robe tissée par Dieu lui-même.
Gn 3*21

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

38. Je me suis enveloppé du vêtement de la honte comme des feuilles du figuier,
témoin des passions dont je suis l’esclave.
Gn 3*7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

39. Je me suis revêtu d’une tunique couverte de taches
et honteusement ensanglantée par une vie vouée à l’amour du plaisir.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

40. J’ai souillé la tunique de ma chair et je l’ai couverte de taches,
moi qui fus créé à ton Image, ô Sauveur, et à ta Ressemblance.
Gn 1*26

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

41. Je suis tombé sous le fardeau des passions et de la matière corruptible,
et maintenant l’ennemi m’oppresse.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

42. À la pauvreté j’ai préféré une vie avare et cupide,
et je gémis maintenant, ô mon Sauveur, sous le poids qui m’écrase.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

43. J’ai décoré l’idole de ma chair du vêtement bigarré des desseins honteux,
et je me suis condamné.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

44. Je n’ai pensé qu’à la seule beauté extérieure,
et j’ai négligé mon sanctuaire intérieur qui porte l’empreinte divine.
1Co 3*16

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

45. Me déguisant à moi-même l’inconsistance des passions,
à force d’aimer le plaisir, j’ai terni la beauté de mon esprit.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

46. J’ai enseveli la beauté de l’icône originelle dans l’abîme de mes passions,
mais toi, ô Sauveur, tu me cherches et me retrouves comme la drachme perdue.
Lc 15*8-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

47. Comme la prostituée, je suis tombé dans la multitude des transgressions,
c’est pourquoi je te crie : "J’ai péché contre toi, ô mon Sauveur,
accepte l’offrande de mes larmes comme le parfum d’une huile aromatique."
Lc 7*37-38

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

48. Comme David je suis tombé dans l’intempérance
et je me suis roulé dans la boue,
mais lave-moi, ô mon Sauveur, par mes larmes !
2 S 11*2-4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

49. Je t’implore comme le publicain : aie pitié de moi, ô mon Sauveur,
aie pitié de moi, car nul parmi les fils d’Adam n’a autant péché que moi !
Lc 18*13 ; 1Tm 1*15

Gloire au Père...

Je suis la Trinité simple, sans séparation, sans confusion entre les Personnes,
Je demeure Une par nature : Père, Fils et Esprit divin !

Maintenant et toujours...

Vierge Mère de Dieu, ô très-pure et seule digne de nos chants,
intercède constamment pour que nous soyons sauvés.

ODE 3

73. (Deuxième hirmos) Affermis, Seigneur, mon coeur ébranlé
sur le rocher de tes commandements,
car toi seul tu es Saint et Seigneur.
1 S 2*2 ; Ps 40*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

74. En toi j’ai la source de vie, ô Vainqueur de la mort,
et du fond de mon coeur je crie vers toi :
"J’ai péché, mais avant la fin, aie pitié de moi et sauve-moi !"
Ps 36*10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

75. J’ai imité, ô Sauveur, les contemporains inconscients de Noé
et j’ai encouru leur condamnation, submergé, comme eux, par le déluge.
Gn 7*23

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

76. J’ai péché, ô Seigneur, j’ai péché contre toi, aie pitié de moi,
il n’est pas, parmi les hommes, de pécheur plus grand que moi !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

77. Tu as imité Cham, qui méprisa son père,
tu n’as pas, ô mon âme, voilé la honte de ton prochain
en reculant vers lui discrètement.
Gn 9*23

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

78. Tu n’as pas hérité, ô âme misérable, de la bénédiction de Sem,
tu n’as pas reçu comme Japhet une large part de la terre du repos.
Gn 9*26-27

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

79. Déserte Charran, ô mon âme, déserte la terre du péché,
viens habiter le sol d’où jaillit la vie incorruptible,
qui est devenue l’héritage d’Abraham.
Gn 12*4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

80. Tu le sais, ô mon âme : Abraham quitta jadis
le pays de ses pères et devint étranger sur la terre :
imite sa résolution !
Gn 12*1-4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

Pitié pour moi, Seigneur, pitié pour moi,
tel sera mon cri, lorsque tu viendras parmi tes Anges saints
rendre à chacun selon ses actions.

Gloire au Père...

Trinité toute digne de nos chants, Dieu unique en Trois Personnes,
sauve-nous qui fidèlement nous prosternons devant ta majesté.

Maintenant et toujours...

Sans semence tu as conçu le Fils du Père intemporel,
tu l’as mis au monde et dans le temps :
étrange merveille, Vierge et Mère de Dieu.

ODE 4

91. (Hirmos) Ayant appris ton avènement, Seigneur,
le prophète fut saisi de stupeur ;
sachant que tu naîtrais d’une Vierge et te manifesterais aux hommes il s’écria :
"J’ai entendu ta clameur et j’ai eu peur ! Gloire à ta puissance, Seigneur !"
Ha 3*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

100. Réveille-toi mon âme, et combats à l’exemple de Jacob
le grand patriarche, pour obtenir l’action unie à la connaissance,
gagner un esprit voyant Dieu, percer les ténèbres impénétrables
par la contemplation et acquérir un grand trésor !
Gn 32*25-31

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

101. En engendrant les douze patriarches, Jacob dresse devant tes yeux,
ô mon âme, une échelle mystique d’ascension par les oeuvres ;
il dispose ses douze fils comme autant de degrés d’élévation dans la sagesse.
Gn 29*31 ; 30*24 ; 35*16-20

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

102. Tu as imité Esaü, ô âme envieuse, en vendant au supplanteur
le droit d’aînesse de la beauté originelle, et tu as été écartée
de la bénédiction paternelle, ainsi te voilà doublement trompée
dans tes oeuvres et dans ta connaissance.
Convertis-toi désormais !
Gn 25*34 ; 27*1-29

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

103. Esaü fut surnommé Édom à cause de son insatiable passion
pour les femmes, car brûlant toujours d’incontinence et tout souillé par les plaisirs,
on le nomma Édom, c’est-à-dire : âme éprise du péché.
Gn 36*1-3

104. Job sur son fumier fut soumis et ainsi fut-il justifié,
mais toi, ô mon âme, tu n’as pas voulu imiter son courage
ni sa fermeté dans les épreuves, et sa patience t’a fait défaut.
Job 2*8-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

105. Lui, naguère sur un trône, le voilà nu sur le fumier ;
lui, jadis, père de nombreux enfants et couvert de gloire,
le voici tout à coup sans fils et sans abri :
le fumier lui sert de palais et les ulcères de joyaux précieux !
Job 1 & 2

Gloire au Père...

Ô Unité simple et Incréée, Nature éternelle glorifiée en trois Hypostases,
sauve-nous, nous qui t’adorons en confessant ta puissance !

Maintenant et toujours...

Ô Vierge, tu as enfanté et vierge tu es demeurée,
car ton sein virginal met au monde Celui
qui renouvelle les lois de la nature : Dieu lui-même le veut ainsi.

ODE 5

119. (Hirmos) Dans la nuit je veille, éclaire-moi, ô Ami de l’homme,
guide-moi sur le chemin de tes commandements
et enseigne-moi, mon Sauveur, à faire ta Volonté.
Is 26*9-20 ; Ps 143*8-9

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

126. Tu le sais, ô mon âme, le berceau de Moïse fut porté
par les flots du Nil comme une arche de salut
et le juste échappa ainsi aux ordres meurtriers de Pharaon.
Ex 2*3

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

127. Tu le sais, ô mon âme, les sages-femmes d’Égypte
refusèrent jadis de tuer les enfants mâles, fruits de la sagesse ;
toi, désormais, comme le grand Moïse, nourris-toi au sein de la Sagesse.
Ex 1*17

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

128. Tu n’as pas frappé à mort l’Égyptien spirituel, ô mon âme,
à l’exemple du grand Moïse, tu ne saurais donc habiter le désert
où l’on s’éloigne des passions par la pénitence.
Ex 2*12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

129. Le grand Moïse a résidé au désert,
viens donc, ô mon âme, imite sa traversée,
afin de pouvoir contempler la théophanie dans le buisson ardent.
Ex 3*1-6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

130. Façonne pour toi-même, ô mon âme,
le bâton de Moïse qui divisa la mer et fixa les abîmes,
figure de la divine Croix par laquelle,
toi aussi, tu accompliras de grandes choses.
Ex 14*16

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

131. Aaron offrait à Dieu un feu pur et sans mélange,
mais Hophni et Phinéas lui présentaient, comme toi,
ô mon âme, l’odieux tribut d’une vie souillée.
1S 2*12-15

Gloire au Père...

Nous te glorifions comme un seul Dieu,
trois fois sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit,
consubstantielle divinité, sans cesse nous t’adorons.

Maintenant et toujours...

De toi, ô Vierge immaculée, sainte Mère de Dieu,
le divin Créateur des siècles éternels prit notre chair
pour s’unir intimement à la nature des mortels.

ODE 6

141. (Hirmos) De tout mon coeur j’ai invoqué le Dieu de miséricorde
et il m’a entendu. Il m’a fait remonter de l’enfer,
il a libéré ma vie de la corruption.
Jon 2*3-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

146. Refluant comme la Mer Rouge,
les flots de mes péchés m’ont soudain submergé,
comme autrefois les Égyptiens et tous leurs cavaliers.
Ex 14*28

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

147. Ô âme insensée, semblable à l’antique Israël,
tu as préféré l’amour vorace du plaisir des passions à la manne divine.
Ex 16*9-36

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

148. Comme au peuple insensé dans le désert, ô mon âme,
les chaudrons de viande et les festins de l’Égypte
t’ont paru meilleurs que la nourriture céleste.
Nb 11*4-6 ; Ex 16*3

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

149. Tu as préféré les puits stagnants des pensées cananéennes, ô mon âme,
méprisant la veine abondante du Rocher d’où jaillissent
comme un fleuve les eaux vives de la théologie.
Jr 2*13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

150. Lorsque Moïse ton serviteur frappa le rocher de son bâton,
ce rocher préfigurait ton côté vivifiant,
où nous puisons tous vie et salut.
Ex 17*5-6 ; 1Co 10*4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

151. Marche, ô mon âme, élance-toi sur les traces de Josué fils de Noun,
à la recherche de la terre des promesses,
explore ton héritage et demeure en lui par la justice.
Nb 14*6-9

Gloire au Père...

Je suis l’indivisible Trinité et par nature l’Unité,
dit le Père avec le Fils et l’Esprit divin.

Maintenant et toujours...

Ton sein a mis au monde pour nous un Dieu
qui se conforme à notre humanité ;
ô Mère de Dieu, supplie le Créateur de l’univers,
afin que par tes prières nous soyons justifiés.

(Kondakion) Réveille-toi ! pourquoi dormir, ô mon âme,
pourquoi dormir ainsi ? car voici la fin s’approche,
et tu rendras compte au jugement.
Veille donc, ô mon âme, pour que t’épargne le Christ Dieu,
lui qui est partout, dans tout l’univers qu’il comble de sa présence.

ODE 7

157. (Hirmos) Nous avons péché, nous avons été rebelles,
nous avons commis l’injustice devant ta Face,
nous n’avons pas gardé ni pratiqué tes commandements,
pourtant, à l’heure dernière, ne nous rejette pas, Dieu de nos pères !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

163. Pendant que l’Arche de l’Alliance était transportée sur un char,
Ouzza, voyant les boeufs broncher, porta la main sur elle
et pour ce simple geste encourut la colère de Dieu !
N’imite pas sa présomption et vénère les choses divines, ô mon âme.
2S 6*6-7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

164. Absalom se révolta contre l’ordre de la nature,
allant jusqu’à souiller la couche de David son père ;
pourtant tu as imité, ô mon âme, ses coupables passions
et ses désirs voluptueux !
2S 16*22

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

165. Tu as abaissé ta dignité, ô mon âme, en l’asservissant à ton corps,
car ayant trouvé dans l’adversaire un autre Ahitophel,
ce mauvais conseiller, tu t’es rendue complice de ses desseins ;
mais le Christ les a anéantis afin que tu sois sauvée !
2S 15*12 & 16*21

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

166. Salomon l’admirable, comblé de grâce et de sagesse,
ayant commis le mal devant Dieu, s’est éloigné de lui ;
c’est à ce modèle, ô mon âme, que tu as conformé ta vie vouée à la malédiction.
1R 11*1-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

167. Enchaîné par les plaisirs et sali par les passions,
le roi Salomon jadis amant de la sagesse,
se fit l’amant de femmes impudiques et devint étranger à Dieu.
Malheur à toi, ô mon âme, qui l’as imité en esprit par amour honteux du plaisir !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

168. Tu t’es fait l’émule de Roboam rebelle aux conseils de son père,
ô mon âme, tu as suivi les traces de Jéroboam, ce serviteur mauvais et apostat,
cesse de les imiter et crie vers Dieu : "J’ai péché, aie pitié de moi !"
1R 11*26-40 & 12*6-8

Gloire au Père...

Trinité sans commencement et incréée, Indivisible Unité,
accueille ma pénitence, sauve ce pécheur qui est ta créature,
ne me repousse pas, mais arrache-moi au feu de la condamnation

Maintenant et toujours...

Nous te chantons, nous te bénissons, devant toi nous nous prosternons,
ô Mère de Dieu, car tu as enfanté l’Un de la sainte Trinité,
ton Fils et ton Dieu, entr’ouvrant pour nous le ciel sur la terre.

ODE 8

177. (Hirmos) Celui que les puissances célestes glorifient,
Celui devant qui frémissent les chérubins et les séraphins,
que tout ce qui respire, que toute créature le louent,
le bénissent et l’exaltent dans les siècles.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

184. Tu as suivi Ozias, ô mon âme, et tu as reçu une double part de sa lèpre
car tes pensées sont mauvaises et tes oeuvres injustes :
renonce à la possession des choses corruptibles
et hâte-toi de revêtir la pénitence.
2Ch 26*16-20

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

185. Tu l’as entendu, ô mon âme, les habitants de Ninive ont fait pénitence
devant Dieu, sous le sac et la cendre,
cependant tu n’as pas imité leur conversion,
tu as péché sept fois plus que les pécheurs avant et après la Loi.
Jon 3*5-6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

186. Tu le sais, ô mon âme, Jérémie, jeté dans une citerne boueuse,
gémissait et pleurait sur la cité de Sion :
imite sa vie de douleur et tu seras sauvée !
Jr 37*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

187. Jonas s’enfuit autrefois à Tharsis prévoyant la conversion des Ninivites,
car il connaissait, comme prophète, l’infinie miséricorde de Dieu
qui ne répugne pas à faire mentir la prophétie.
Jon 4*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

188. Tu as entendu, ô mon âme, comment Daniel dans la fosse
ferma la gueule des bêtes féroces,
tu sais comment Azarias et ses compagnons éteignirent par leur foi
l’incendie de la fournaise ardente !
Dn 14*30-42 ; 3*16-26

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

189. Je t’ai montré, ô mon âme, toutes les figures de l’Ancien Testament :
imite l’attitude des justes, les oeuvres de ceux qui aiment Dieu
et fuis, au contraire, le péché des méchants.

Gloire au Père...

Père du Verbe Dieu, Fils coéternel et Verbe du Père intemporel,
Esprit consolateur et créateur de vie, Trinité toute-sainte,
Aie pitié de moi, Ô Dieu, aie pitié de moi. pitié de nous.

Maintenant et toujours....

En ton sang l’Emmanuel comme de pourpre fut vêtu,
et c’est en toute vérité, ô Vierge immaculée,
que nous honorons ta divine maternité.

ODE 9

198. (Hirmos) Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption, le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient
et te saluent fidèlement, ô Mère et Épouse de Dieu !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

207. Le Christ connut la tentation, le diable l’éprouva lui montrant les pierres
pour qu’il les transforme en pains ; il l’emporta au sommet
d’une haute montagne pour étaler à ses regards tous les royaumes de la terre : redoute, ô mon âme, les artifices du démon, veille,
prie et invoque sans cesse le Tout-Puissant !
Lc 4*3-8 ; Mt 26*41

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

208. Comme la tourterelle hantant les solitudes,
la voix du Précurseur s’est fait entendre dans le désert,
proclamant la pénitence ; mais Hérode s’abandonne au péché avec Hérodiade !
Prends garde, ô mon âme, de te laisser surprendre
par les pièges des impies, mais embrasse la conversion !
Mt 3*1-3 ; 14*3-12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

209. Le Précurseur de la grâce habitait le désert,
et toute la Judée et la Samarie accouraient à lui pour l’entendre,
et confessant leurs péchés, recevaient le baptême avec empressement ;
toi seule, ô mon âme, tu n’as pas suivi leur exemple !
Mt 3*5-7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

210. Le mariage est digne d’être honoré, chaste est le lit nuptial,
car le Christ venu dans la chair les a bénis l’un et l’autre aux noces de Cana.
Il changea l’eau en vin, accomplissant ainsi son premier miracle,
ô mon âme, pour que tu te transformes aussi.
Jn 2*1-11

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

211. Le Christ redressa le paralytique et lui fit emporter son lit de douleur.
Il ressuscita le fils de la veuve et le serviteur du centurion, puis,
se faisant connaître à la Samaritaine, il t’enseigna ainsi,
ô mon âme, l’adoration en esprit.
Lc 5*24 ; 7*12-15 ; Mt 8*5-13 ; Jn 4*6-26

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

212. Le Seigneur guérit par le contact de sa robe
la femme atteinte d’un flux de sang, il purifia les lépreux,
rendit la lumière aux aveugles, et redressa les boiteux.
Il guérit par sa seule Parole les sourds-muets et la femme courbée,
t’offrant, ô âme misérable, les présages de ton salut !
Lc 17*11-14 ; 13*10-17

Gloire au Père...

Consubstantielle Trinité, nous chantons l’unité de tes personnes,
glorifiant le Père et magnifiant le Fils,
nous prosternant devant l’Esprit, Dieu unique en vérité,
unique et triple vie, éternelle royauté.

Maintenant et toujours...

Très-sainte Mère de Dieu, garde sous ta protection le peuple chrétien
qui partage royalement ton souverain pouvoir et triomphe
grâce à toi des assauts de l’Ennemi et de toute tentation.

Saint André de Crète, intercède pour nous.

Pasteur de Crète, saint André, ô Père trois fois heureux,
intercède sans répit pour les chantres de ton nom,
afin que soient délivrés de toute inquiète pensée, de l’affliction et du péché
ceux qui vénèrent ta mémoire sans fin.

198. Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption,
le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient et te saluent fidèlement,
ô Mère et Épouse de Dieu !


AUX COMPLIES DU MERCREDI

ODE 1

1. (Hirmos) Le Seigneur est mon aide et mon protecteur,
c’est lui qui m’a sauvé, c’est lui mon Dieu, je le glorifierai ;
c’est le Dieu de mes pères et je l’exalterai, car il a fait éclater sa gloire.
Ps 118 ; Ex 15*1-2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

13. J’ai péché, ô mon Sauveur, mais je connais ton amour pour l’homme,
tu frappes avec clémence et tu compatis avec ardeur,
tu me vois en pleurs et tu cours au devant de moi
comme le père accueillant le fils prodigue.
Lc 15*20

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

14. Gisant, devant le seuil de ta demeure, ô mon Sauveur,
ne me rejette pas au déclin de mes jours dans les abîmes de l’enfer,
comme un être stérile, mais dans ton amour pour l’homme,
accorde-moi avant la fin la rémission de mes fautes.
Lc 13*6-9

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

15. Devenu la proie de mes pensées mauvaises, comme d’autant de voleurs,
me voici à présent percé de leurs coups et couvert de blessures,
penche-toi vers moi, ô Christ Sauveur, et guéris-moi !
Lc 10*30

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

16. Le prêtre m’ayant aperçu de loin passa outre,
et le Lévite m’ayant vu nu et souffrant s’est détourné de moi,
mais toi, Jésus né de la Vierge Marie,
arrête-toi et prends pitié de moi !
Lc 10*31-34

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

17. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés de tous,
décharge-moi du fardeau pesant de mes péchés
et accorde-moi, dans ta compassion, le pardon de mes fautes.
Jn 1*29

Gloire au Père...

Trinité sans commencement et incréée, Indivisible Unité,
accueille ma pénitence, sauve ce pécheur qui est ta créature,
ne me repousse pas, mais arrache-moi au feu de la condamnation.

Maintenant et toujours...

Ô Mère de Dieu, espérance et protection de ceux qui te chantent,
allège le poids, le fardeau de mes péchés ;
très-sainte Dame, accueille-moi transformé par le repentir.

ODE 2

25. (Hirmos) Cieux, prêtez l’oreille et je parlerai,
je chanterai des hymnes au Christ qui, pour venir à nous,
a pris chair dans le sein de la Vierge.
Dt 32

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

48. Comme David je suis tombé dans l’intempérance
et je me suis roulé dans la boue,
mais lave-moi, ô mon Sauveur, par mes larmes !
2S 11*2-4

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

49. Je t’implore comme le publicain : aie pitié de moi,
ô mon Sauveur, aie pitié de moi,
car nul parmi les fils d’Adam n’a autant péché que moi !
Lc 18*13 ; 1Tm 1*15

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

50. Je n’ai ni larme, ni conversion, ni repentir,
accorde-les moi, ô Dieu mon Sauveur.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

51. Ne ferme pas ta porte devant moi, ô Seigneur,
daigne l’ouvrir aux élans de ma conversion.
Lc 13*25

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

52. Ami de l’homme, toi qui veux que tous les hommes soient sauvés,
rappelle-moi, dans ta bonté, et accueille ma conversion.
1Tm 2*4 ; Jr 31*18

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

53. Entends les gémissements de mon âme,
vois le flot de larmes qui coule de mes yeux, ô Sauveur et sauve-moi !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

54. (Deuxième hirmos) Comprenez, comprenez que c’est moi qui suis Dieu !
J’ai fait jadis pleuvoir la manne au désert et jaillir l’eau du rocher,
pour mon peuple, par ma Droite et par ma Puissance !
Ps 46*11 ; Ex 16*14 ;-15 ; Ex 17*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

55. Comprenez, comprenez que c’est moi qui suis Dieu !
Entends-tu, mon âme, la voix du Seigneur qui t’appelle ?
Détourne-toi de ton péché originel et crains le tribunal
où siège ton Juge et ton Dieu !
Mt 25*31-33

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

56. À qui t’es-tu rendue semblable, ô âme chargée de péchés ?
À l’antique Caïn et à Lamech, son héritier,
car tu as lacéré ton corps par tes oeuvres mauvaises
et tué ton esprit par des convoitises insensées.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

57. Te détournant, ô mon âme, de tous ceux qui vécurent avant la loi,
tu n’as pas imité Seth, ni Enos, ni Enok qui fut enlevé au ciel, ni Noé,
mais te voici dépourvue de la vie des justes.
Gn 4*26 ; 5*24 ; 6*9

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

58. Toi seule, ô mon âme, tu as ouvert les cataractes de la colère de Dieu,
submergeant ta chair, tes oeuvres et ta vie, comme la terre le fut jadis,
demeurant en dehors de l’arche du salut.
Gn 7*11-13

Gloire au Père...

Célèbre et glorifie, ô mon âme, la Trinité simple, indivisible et consubstantielle,
l’unique Substance trois fois sainte, Lumière de Lumières, unique Dieu Saint,
Dieu vivant, Dieu de toutes choses !

Maintenant et toujours...

Sainte Dame, Mère de Dieu, espoir de ceux qui accourent vers toi,
havre qui nous sauves de la colère des flots,
implore ton Créateur et ton Fils de nous faire grâce par ton intercession.

ODE 3

73. (Deuxième hirmos) Affermis, Seigneur, mon coeur ébranlé
sur le rocher de tes commandements,
car toi seul tu es Saint et Seigneur.
1S 2*2 ; Ps 40*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

81. S’étant montré hospitalier envers les anges sous le chêne de Mambré,
le patriarche, malgré son grand âge, reçut le fruit de la promesse.
Gn 18*1-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

82. Tu le sais, ô mon âme, Isaac, l’enfant unique, fut mystiquement offert
au Seigneur en figure du sacrifice nouveau, imite son abnégation !
Gn 22*9-12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

83. Tu le sais, ô mon âme, Ismaël, le fils de l’esclave,
fut chassé de la maison paternelle.
Sois sobre et garde-toi d’encourir le même sort par tes dérèglements.
Gn 21*10-14

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

84. Par ton esclavage volontaire, ô mon âme, tu t’es faite semblable à l’antique Agar, l’Égyptienne, et tu as donné naissance
à un nouvel Ismaël : le mépris orgueilleux.
Gn 16

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

85. Tu as contemplé, ô mon âme, l’échelle de Jacob
qui s’élève de la terre jusqu’aux cieux ;
pourquoi ne pas monter la marche solide de la vie vertueuse ?
Gn 28*12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

86. Prends pour modèle Melchisédech,
le prêtre et roi à jamais du Dieu Très-Haut,
devenu la figure du Christ vivant dans le monde au milieu des hommes.
Gn 14*18 ; Ps 110*4 ; He 6*20

Gloire au Père...

Ô Trinité supersubstantielle, qui es adorée dans ton Unité,
soulage-moi du fardeau pesant de mes péchés,
et accorde-moi dans ta compassion des larmes de repentir.

Maintenant et toujours...

Sans semence tu as conçu le Fils du Père intemporel,
tu l’as mis au monde et dans le temps :
étrange merveille, Vierge et Mère de Dieu !

ODE 4

91. (Hirmos) Ayant appris ton avènement, Seigneur,
le prophète fut saisi de stupeur ; sachant que tu naîtrais d’une Vierge
et te manifesterais aux hommes il s’écria :
"J’ai entendu ta clameur et j’ai eu peur !
Gloire à ta puissance, Seigneur !"
Ha 3*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

106. Naguère encore royalement vêtu, le juste Job portait le diadème
et la pourpre ; il était comblée de richesses et d’innombrables troupeaux,
le voilà subitement tombé dans la misère, privé de toute sa gloire et de sa royauté !
Job 1

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

107. Si un tel homme, juste et irréprochable entre tous,
n’a pas pu échapper aux pièges du tentateur,
que feras-tu, ô âme misérable et éprise du péché,
quand le malheur fondra sur toi ?
Job 1*8-12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

108. Mon corps est souillé, mon esprit est sali,
je suis tout entier couvert d’ulcères,
mais toi, ô Christ, médecin de nos âmes et de nos corps,
guéris-moi par la pénitence,
lave-moi, ô mon Sauveur, et je serai plus blanc que la neige !
Ps 51

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

109. Sur la Croix, ô Verbe, tu as offert pour tous ton Corps et ton Sang :
ton Corps pour renouveler le mien, ton Sang pour me laver,
et tu as rendu l’esprit, ô Christ pour me ramener à ton Père.
Lc 23*46

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

110. Tu as opéré le salut au milieu de la terre, ô Créateur,
afin de nous sauver, et tu as été cloué à l’arbre de douleurs ;
le paradis naguère inaccessible s’est ouvert à nouveau ;
c’est pourquoi les célestes et les terrestres, la création tout entière et
la foule des nations rachetées t’adorent !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

111. Que le Sang et l’eau qui coulèrent de ton flanc soient pour moi
comme un bain baptismal, un breuvage de rédemption,
ainsi, tes paroles de vie étant pour moi à la fois une onction parfumée
et une boisson qui désaltère, je serai doublement purifié !
Jn 19*34 ; 6*63

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

112. Je suis exclus de la chambre nuptiale,
banni loin du festin des noces de l’Agneau ;
ma lampe s’est éteinte faute d’huile, pendant mon sommeil
les portes se sont refermées et le festin s’est consommé sans moi ;
pieds et mains liés on m’a jeté dehors.
Mt 22*13 ; 25*1-13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

113. L’Église est le calice qui reçoit, de ton Côté vivifiant,
la double source du pardon et de la connaissance, figure des deux Testaments,
l’ancien et le nouveau, en un seul réuni, ô mon Sauveur !
Jn 19*34

Gloire au Père...

Indivisible substance, Divinité unique en Trois Personnes distinctes
dont le règne et le trône sont un, je te chante
l’hymne trois fois sainte au plus haut des cieux !

Maintenant et toujours...

Ô Vierge, tu as enfanté et vierge tu es demeurée,
car ton sein virginal met au monde Celui
qui renouvelle les lois de la nature : Dieu lui-même le veut ainsi.

ODE 5

119. (Hirmos) Dans la nuit je veille, éclaire-moi, ô Ami de l’homme,
guide-moi sur le chemin de tes commandements
et enseigne-moi, mon Sauveur, à faire ta Volonté.
Is 26*9-20 ; Ps 143*8-9

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

132. Intérieurement endurci sous la main du cruel Pharaon, me voilà,
ô Maître, devenu semblable à Jannès et à Jambrès,
d’âme et de corps ;
mon esprit succombe, hâte-toi de me secourir !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

133. Mon esprit s’est abaissé jusqu’à la boue !
Ô Maître, je t’en supplie : lave-moi en m’inondant de mes larmes
pour faire étinceler de la blancheur de la neige la tunique de ma chair !
Ps 69*3

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

134. Pour peu que j’examine, ô Sauveur, le tissu de mes actions,
je reconnais aussitôt que j’ai surpassé tous les hommes en perversité,
ayant péché en toute conscience et non par ignorance.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

135. Fais grâce, fais grâce, Seigneur, à ta créature, j’ai péché, pardonne-moi :
toi seul es sans péché, hors toi nul n’est exempt de souillure.
1Jn 3*5

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

136. C’est pour moi qu’étant Dieu tu as revêtu la nature humaine,
multipliant les miracles, guérissant les lépreux,
redressant les paralytiques, faisant tarir un flux de sang
par le seul contact du pan de ton manteau, ô Sauveur.
Mc 2*3-12

Gloire au Père...

Célèbre et glorifie, ô mon âme, la Trinité simple, indivisible et consubstantielle,
l’unique Substance trois fois sainte, Lumière de Lumières,
unique Dieu Saint, Dieu vivant, Dieu de toutes choses !

Maintenant et toujours...

De toi, ô Vierge immaculée, sainte Mère de Dieu,
le divin Créateur des siècles éternels prit notre chair
pour s’unir intimement à la nature des mortels.

ODE 6

141. (Hirmos) De tout mon coeur j’ai invoqué
le Dieu de miséricorde et il m’a entendu.
Il m’a fait remonter de l’enfer, il a libéré ma vie de la corruption.
Jon 2*3-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

152. Lève-toi et combats les passions de la chair,
comme jadis Josué combattit Amalec,
terrasse maintenant les pensées mensongères, ces nouveaux Gabaonites !
Jos 9*21-27

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

153. Traverse, ô mon âme, le fleuve du temps,
comme l’Arche de l’Alliance traversa à sec
et prends possession de la terre de la promesse, selon la volonté divine.
Jos 3*14-17

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

154. Comme tu as sauvé Pierre qui sur les eaux t’appelait à son secours,
sauve-moi, ô mon Sauveur, en étendant ton bras,
arrache-moi à la bête féroce et à l’abîme de mes péchés !
Mt 14*30-31

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

155. Ô Christ, je vois en toi un port calme et tranquille,
retire-moi, Seigneur, des abîmes impénétrables du péché
et des naufrages du désespoir.

Gloire au Père...

Je suis l’indivisible Trinité et par nature l’Unité,
dit le Père avec le Fils et l’Esprit divin.

Maintenant et toujours...

Ton sein a mis au monde pour nous un Dieu
qui se conforme à notre humanité ;
ô Mère de Dieu, supplie le Créateur de l’univers
afin que par tes prières nous soyons justifiés.

(Kondakion) Réveille-toi ! pourquoi dormir, ô mon âme,
pourquoi dormir ainsi ? car voici la fin s’approche,
et tu rendras compte au jugement.
Veille donc, ô mon âme, pour que t’épargne le Christ Dieu,
lui qui est partout, dans tout l’univers qu’il comble de sa présence.

ODE 7

157. (Hirmos) Nous avons péché, nous avons été rebelles,
nous avons commis l’injustice devant ta Face,
nous n’avons pas gardé ni pratiqué tes commandements,
pourtant, à l’heure dernière, ne nous rejette pas, Dieu de nos pères !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

169. Malheur à toi, mon âme, tu as imité les souillures meurtrières d’Achab.
Te voici devenue le réceptacle des impuretés de la chair,
le vase détestable des passions ;
mais du fond de ta misère, retourne-toi et confesse à Dieu tes péchés.
1R 21*8-13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

170. Jadis par deux fois Élie foudroya cinquante guerriers d’Ochozias
et fit périr les prophètes impies de Jézabel, afin de confondre Achab.
Détourne-toi, ô mon âme, de ce double et funeste modèle, et fortifie-toi !
1R 18*40 ; 2R 1*9-12

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

171. Le ciel s’est fermé pour toi, ô mon âme, et la famine envoyée par Dieu
t’a frappée comme Achab indocile aux paroles d’Élie le Thisbite :
imite plutôt la veuve de Sarepta en pourvoyant à la subsistance du juste.
1R 17*1 & 7-16

Gloire au Père...

Ô Unité simple et Incréée, Nature éternelle glorifiée en trois Hypostases,
sauve-nous, nous qui t’adorons en confessant ta puissance !

Maintenant et toujours...

Nous te chantons, nous te bénissons, devant toi nous nous prosternons,
ô Mère de Dieu, car tu as enfanté l’Un de la sainte Trinité,
ton Fils et ton Dieu, entr’ouvrant pour nous le ciel sur la terre.

ODE 8

177. (Hirmos) Celui que les puissances célestes glorifient,
Celui devant qui frémissent les chérubins et les séraphins,
que tout ce qui respire, que toute créature le louent,
le bénissent et l’exaltent dans les siècles.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

190. Ô juste Juge, mon Sauveur, aie pitié de moi, délivre-moi du feu
et de la peine que j’ai mérités en toute justice,
fais-moi trouver grâce avant la fin, par le secours de la vertu et de la pénitence.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

191. Comme le larron je t’implore : "Souviens-toi de moi !"
Comme Pierre je verse des larmes amères,
comme le publicain je te crie : "Aie pitié de moi ! "
Je pleure comme la prostituée, reçois ma plainte
comme tu as reçu celle de la Cananéenne.
Lc 7*38 ; 18*13 ; 22*62 ; 23*42 ; Mt 15*21-28

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

192. Guéris, ô Sauveur, les ulcères de mon âme humiliée,
ô Médecin Unique, applique sur moi l’huile et le vin,
fruits de la pénitence et des larmes du repentir.
Lc 10*34

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

193. Imitant la Cananéenne je crie vers toi, Fils de David : "Aie pitié de moi !"
Je touche la frange de ton manteau comme la femme hémoroïsse,
je pleure comme Marthe et Marie sur Lazare.
Mt 9*20-22 ; 15*22 ; Jn 11*21 & 32

Gloire au Père...

Père du Verbe Dieu, Fils coéternel et Verbe du Père intemporel,
Esprit consolateur et créateur de vie,
Trinité toute-sainte, Aie pitié de moi,
Ô Dieu, aie pitié de moi. pitié de nous.

Maintenant et toujours....

En ton sang l’Emmanuel comme de pourpre fut vêtu,
et c’est en toute vérité, ô Vierge immaculée,
que nous honorons ta divine maternité.

ODE 9

198. (Hirmos) Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption, le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient
et te saluent fidèlement, ô Mère et Épouse de Dieu !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

213. Christ, le Verbe incarné, guérissant toutes les maladies,
évangélisait les pauvres. Il guérit les infirmes,
mangea avec les publicains et enseigna les pécheurs.
Il rappela, par le seul contact de sa main, l’âme envolée de la fille de Jaïre.
Mt 9*1-13 ; 11*5 ; Lc 8*54-55

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

214. Le publicain fut sauvé et la prostituée redevint chaste,
tandis que le pharisien gonflé d’orgueil subissait la condamnation.
Le publicain s’écria : "Fais moi grâce !", la prostituée : "Aie pitié de moi !",
mais le pharisien se vantait en disant : "Ô Dieu, je te rends grâce !",
ajoutant d’autres paroles insensées.
Lc 18*9-14

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

215. Zachée était publicain, toutefois il fut sauvé ;
mais Simon le pharisien s’indigna quand Celui qui a le pouvoir
de remettre les péchés pardonna à la prostituée.
Toi aussi, ô mon âme, hâte-toi d’implorer de lui la miséricorde !
Lc 7*48-50 ; 19*1-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

216. Tu n’as pas imité, ô âme infortunée, cette prostituée qui,
prenant un vase d’albâtre plein d’huile aromatique,
la répandit en pleurant sur les pieds du Seigneur et essuya avec ses cheveux
les pieds de Celui qui déchira pour elle la liste de ses anciennes transgressions.
Lc 7*36-50

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

217. Tu le sais, ô mon âme, les villes où le Christ avait en vain annoncé
la Bonne Nouvelle furent maudites et comme Sodome abaissées jusqu’en enfer.
Redoute leur exemple de peur que leur sort ne t’advienne !
Mt 11*20-24

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

218. Ne t’abandonne pas au désespoir, ô mon âme,
médite la foi de la Cananéenne, dont la fille fut guérie par une seule parole de Dieu,
et avec elle, crie du fond de ton coeur : "Fils de David, sauve-moi !"
Mt 15*21-28

Gloire au Père...

Consubstantielle Trinité, nous chantons l’unité de tes personnes,
glorifiant le Père et magnifiant le Fils, nous prosternant devant l’Esprit,
Dieu unique en vérité, unique et triple vie, éternelle royauté.

Maintenant et toujours...

Très-sainte Mère de Dieu, garde sous ta protection le peuple chrétien
qui partage royalement ton souverain pouvoir et triomphe
grâce à toi des assauts de l’Ennemi et de toute tentation.

Saint André de Crète, intercède pour nous.

Pasteur de Crète, saint André, ô Père trois fois heureux,
intercède sans répit pour les chantres de ton nom,
afin que soient délivrés de toute inquiète pensée, de l’affliction et du péché
ceux qui vénèrent ta mémoire sans fin.

198. Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption,
le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient et te saluent fidèlement,
ô Mère et Épouse de Dieu !


AUX COMPLIES DU JEUDI

ODE 1

1. (Hirmos) Le Seigneur est mon aide et mon protecteur,
c’est lui qui m’a sauvé, c’est lui mon Dieu, je le glorifierai ;
c’est le Dieu de mes pères et je l’exalterai, car il a fait éclater sa gloire.
Ps 118 ; Ex 15*1-2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

17. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés de tous,
décharge-moi du fardeau pesant de mes péchés
et accorde-moi, dans ta compassion, le pardon de mes fautes.
Jn 1*29

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

18. Voici le temps de la pénitence, je viens vers toi,
ô mon Créateur, décharge-moi du fardeau pesant de mes péchés
et accorde-moi, dans ta compassion, le pardon de mes fautes.
Mt 11*28

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

19. Ne me prends pas en dégoût, ô mon Sauveur,
ne me rejette pas loin de ta Face,
décharge-moi du fardeau pesant de mes péchés
et accorde-moi, dans ta compassion, le pardon de mes fautes.
Ps 51*13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

20. En effaçant, ô mon Sauveur, toutes mes transgressions,
volontaires et involontaires, manifestes et secrètes,
commises sciemment ou par ignorance,
aie pitié de moi, ô Dieu, et sauve-moi !
Ps 51*3 ; Lc 18*13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

21. Dès ma jeunesse, ô Sauveur, j’ai répudié tes commandements,
voué tout entier aux passions j’ai passé ma vie dans l’inconscience,
c’est pourquoi je m’écrie : "Ô mon Sauveur, avant la fin sauve-moi !"
Lc 15*12-13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

22. Ayant dissipé le patrimoine de mon âme dans le dérèglement,
je me sens dépourvu du fruit de la piété et, tourmenté par la faim, je m’écrie :
"Père des miséricordes, accours vers moi et fais-moi grâce !"
Lc 15*14-20

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

23. Je me jette à tes pieds, ô Jésus, j’ai péché contre toi !
Décharge-moi du fardeau pesant de mes péchés
et accorde-moi, dans ta compassion, le pardon de mes fautes.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

24. N’entre pas en jugement avec moi, ne dévoile pas mes actions,
ne scrute pas mes intentions ni mes désirs,
mais dans ta compassion efface mes misères et sauve-moi !
Ps 130*3-4

Gloire au Père...

Ô Unité simple et Incréée, Nature éternelle glorifiée en trois Hypostases,
sauve-nous, nous qui t’adorons en confessant ta puissance !

Maintenant et toujours...

Ô Mère de Dieu, espérance et protection de ceux qui te chantent,
allège le poids, le fardeau de mes péchés ;
très-sainte Dame, accueille-moi transformé par le repentir.

ODE 2

54. (Deuxième hirmos) Comprenez, comprenez que c’est moi qui suis Dieu !
J’ai fait jadis pleuvoir la manne au désert et jaillir l’eau du rocher,
pour mon peuple, par ma Droite et par ma Puissance !
Ps 46*11 ; Ex 16*14 ;-15 ; Ex 17*6

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

59. "J’ai tué un homme pour ma blessure, j’ai fait périr un jeune homme
pour ma meurtrissure", criait Lamech en pleurs.
Et toi, ô mon âme, tu ne frémis pas d’avoir souillé ta chair
et contaminé ton esprit honteusement.
Gn 4*23

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

60. Par ma recherche du plaisir, ô combien j’ai imité Lamech,
l’antique homicide, en frappant mon âme comme un semblable,
et mon esprit comme un jeune homme ; j’ai suivi Caïn, le meurtrier,
en tuant mon corps, mon propre frère.
Gn 4*23 ; 4*8

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

61. Tu as imaginé, ô mon âme, de bâtir une tour
et de la fortifier par tes désirs avides,
mais le Créateur a confondu tes projets et jeté à terre tes machinations.
Gn 11*4 ; 11*8

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

62. Je suis blessé, je suis meurtri, les flèches de l’ennemi ont percé
et déchiré mon âme et mon corps ;
ce sont les blessures, les ulcères et les brûlures
provoqués par mes passions indomptées.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

63. Le Seigneur, autrefois, fit pleuvoir le feu du ciel
et consuma l’iniquité des habitants de Sodome ;
et toi, ô mon âme, tu allumes toi-même le feu de la géhenne
où tu devras brûler.
Gn 19*24-25

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

64. Apprenez, comprenez que c’est moi qui suis Dieu :
Je scrute les coeurs et je corrige les pensées.
Je manifeste les oeuvres et Je consume les péchés.
Je fais justice à l’orphelin, à l’humble et à l’indigent.
Ps 139*1-2 ; 10*18

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Enfoncée dans l’abîme des tentations, tu étendis les mains, ô Marie,
vers la tendresse de Dieu et, comme à Pierre,
l’Ami des hommes tendit sa main secourable,
car c’est ta conversion qu’il cherchait par-dessus tout.

Gloire au Père...

Ô Père sans commencement, Fils co-éternel, Paraclet plein de bonté,
Esprit de droiture, Père du Verbe Divin, Verbe du Père Éternel,
Esprit Vivant et Créateur, Trinité et Unité, aie pitié de moi !

Maintenant et toujours...

Sainte Dame, Mère de Dieu, espoir de ceux qui accourent vers toi,
havre qui nous sauves de la colère des flots,
implore ton Créateur et ton Fils de nous faire grâce par ton intercession.

ODE 3

73. (Deuxième hirmos) Affermis, Seigneur, mon coeur ébranlé sur le rocher
de tes commandements, car toi seul tu es Saint et Seigneur.
1S 2*2 ; Ps 40*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

88. Fuis comme Loth, ô mon âme, l’embrasement du péché,
fuis loin de Sodome et de Gomorrhe,
fuis les ardeurs brûlantes des désirs insensés.
Gn 19*23-24

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

89. Aie pitié de moi, Seigneur, aie pitié de moi, je crie vers toi,
fais-moi grâce quand tu viendras avec tes anges
pour rendre à chacun selon ses oeuvres.
Mt 16*27

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

90. Ne rejette pas, ô Maître, la prière de ceux qui chantent tes louanges,
mais sois compatissant, ô Ami de l’homme,
et pardonne les péchés de ceux qui t’invoquent avec foi.

Gloire au Père...

Trinité toute-digne de nos chants, Dieu unique en trois personnes,
sauve-nous qui fidèlement nous prosternons devant ta majesté

Maintenant et toujours...

Sans semence tu as conçu le Fils du Père intemporel,
tu l’as mis au monde et dans le temps :
étrange merveille, Vierge et Mère de Dieu !

ODE 4

91. (Hirmos) Ayant appris ton avènement, Seigneur,
le prophète fut saisi de stupeur ; sachant que tu naîtrais d’une Vierge
et te manifesterais aux hommes il s’écria :
"J’ai entendu ta clameur et j’ai eu peur !
Gloire à ta puissance, Seigneur !"
Ha 3*2

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

112. Je suis exclus de la chambre nuptiale,
banni loin du festin des noces de l’Agneau ;
ma lampe s’est éteinte faute d’huile, pendant mon sommeil
les portes se sont refermées et le festin s’est consommé sans moi ;
pieds et mains liés on m’a jeté dehors.
Mt 22*13 ; 25*1-13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

113. L’Église est le calice qui reçoit, de ton Côté vivifiant,
la double source du pardon et de la connaissance, figure des deux Testaments,
l’ancien et le nouveau, en un seul réuni, ô mon Sauveur !
Jn 19*34

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

114. Le temps de ma vie est court, plein de douleur et de fatigue ;
accueille ma pénitence et appelle-moi dans ta lumière,
que je ne devienne pas la proie de l’ennemi,
ô Sauveur sois compatissant !
1P 5*8

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

115. Mon coeur est fier, vain et follement enivré d’orgueil ;
ne me condamne pas avec le pharisien, mais donne-moi l’humilité du publicain,
et que sa part soit aussi la mienne, ô Juge compatissant.
Lc 18*13-14

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

116. J’ai profané le vase de ma chair, je le sais, ô Compatissant,
mais accueille ma pénitence et appelle-moi dans ta lumière,
que je ne devienne pas la proie de l’ennemi !
2Tm 2*20-21

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

117. Je me suis fait une idole de moi-même, Seigneur miséricordieux,
et j’ai souillé mon âme par les passions,
mais accueille ma pénitence et appelle-moi dans ta lumière,
que je ne devienne pas la proie de l’ennemi !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

118. Je n’ai pas entendu ta voix et je n’ai pas obéi à ta Loi,
mais accueille ma pénitence et appelle-moi dans ta lumière,
que je ne devienne pas la proie de l’ennemi !

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Tombée au fond du gouffre des péchés, tu n’en es pas restée la proie,
mais reprenant ton essor, par tes oeuvres tu t’élevas
jusqu’au sommet des vertus, provoquant, ô Marie, l’admiration des anges saints.

Gloire au Père...

Nous te glorifions, ô Trinité, Dieu unique, "Saint, Saint, Saint es-tu,
Père, Fils et Saint Esprit, essence unique et simple, et toujours adorée !"

Maintenant et toujours...

Ô Vierge, tu as enfanté et vierge tu es demeurée,
car ton sein virginal met au monde Celui qui renouvelle
les lois de la nature : Dieu lui-même le veut ainsi.

ODE 5

119. (Hirmos) Dans la nuit je veille, éclaire-moi, ô Ami de l’homme,
guide-moi sur le chemin de tes commandements
et enseigne-moi, mon Sauveur, à faire ta Volonté.
Is 26*9-20 ; Ps 143*8-9

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

137. Imite, ô âme infortunée, la femme hémoroïsse,
approche, saisis la robe du Christ pour être délivrée de tes douleurs
par cette parole suave : "Ta foi t’a sauvée !"
Mc 5*27-34

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

138. Suis l’exemple de la femme courbée, ô mon âme, approche,
prosterne-toi aux pieds de Jésus et il te relèvera ;
tu marcheras le front haut dans les sentiers du Seigneur.
Lc 13*11-13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

139. Le puits est profond, ô Maître, fais couler sur moi les flots
qui jaillissent de ton Coeur, afin que je n’aie plus soif comme la Samaritaine,
car c’est de toi que s’écoulent les torrents de la vie.
Jn 4*11-14

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

140. Que mes larmes soient pour moi comme la piscine de Siloé,
Seigneur et Maître, où je pourrais laver les yeux de mon âme,
et te contempler en esprit, ô Lumière d’avant les siècles.
Jn 9*7

Sainte Mère Marie, intercède pour nous...

Lorsque, poussée par un amour sans égal,
tu as désiré te prosterner devant l’Arbre de la vie,
ton voeu fut exaucé ; rends-moi digne de la gloire d’en-haut.

Gloire au Père...

Ô Père sans commencement, Fils co-éternel, Paraclet plein de bonté,
Esprit de droiture, Père du Verbe Divin, Verbe du Père Éternel,
Esprit Vivant et Créateur, Trinité et Unité, aie pitié de moi !

Maintenant et toujours...

De toi, ô Vierge immaculée, sainte Mère de Dieu,
le divin créateur des siècles éternels prit notre chair
pour s’unir intimement à la nature des mortels.

ODE 6

141. (Hirmos) De tout mon coeur j’ai invoqué
le Dieu de miséricorde et il m’a entendu.
Il m’a fait remonter de l’enfer, il a libéré ma vie de la corruption.
Jon 2*3-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

156. C’est moi, ô Sauveur, qui suis la drachme à l’effigie royale,
autrefois échappée de tes mains !
Hâte-toi, ô Verbe, d’allumer le flambeau, figure de ton précurseur,
pour chercher et retrouver ton image.
Lc 15*8

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Pour éteindre le brasier de tes passions, ô Marie,
tu fis couler tes larmes en flots abondants ;
à cette grâce accorde-moi de participer également.

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Par ta vie sublime d’ici-bas, ô Marie, tu as gagné le céleste repos ;
pour ceux qui chantent ta louange obtiens du Seigneur
qu’ils soient délivrés de leurs passions.

Gloire au Père...

Ô Trinité supersubstantielle, qui es adorée dans ton Unité,
soulage-moi du fardeau pesant de mes péchés,
et accorde-moi dans ta compassion des larmes de repentir.

Maintenant et toujours...

Ton sein a mis au monde pour nous un Dieu
qui se conforme à notre humanité ;
ô Mère de Dieu, supplie le Créateur de l’univers
afin que par tes prières nous soyons justifiés.

(Kondakion) Réveille-toi ! pourquoi dormir, ô mon âme,
pourquoi dormir ainsi ? car voici la fin s’approche,
et tu rendras compte au jugement.
Veille donc, ô mon âme, pour que t’épargne le Christ Dieu,
lui qui est partout, dans tout l’univers qu’il comble de sa présence.

ODE 7

157. (Hirmos) Nous avons péché, nous avons été rebelles,
nous avons commis l’injustice devant ta Face,
nous n’avons pas gardé ni pratiqué tes commandements,
pourtant, à l’heure dernière, ne nous rejette pas, Dieu de nos pères !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

172. Tu as accumulé, ô mon âme, les crimes de Manassé,
en détournant ton libre-arbitre, en adorant des idoles
et en multipliant les profanations ; hâte-toi, cependant,
d’imiter sa fervente pénitence et excite en toi le repentir !
2Ch 33*1-13

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

173. Je me prosterne devant toi et mes larmes parlent pour moi :
"J’ai péché plus que la prostituée, plus que tout homme sur terre
j’ai méprisé ta loi ; aie pitié, ô Maître,
de ta créature et rappelle-moi !"

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

174. J’ai sali ton image et méprisé tes commandements,
toute ma beauté s’est flétrie et ma lampe s’est éteinte au souffle des passions ;
aie pitié de moi, Sauveur, et accorde-moi,
comme chante David, l’allégresse et la joie !
Ps 51*1-10

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

175. Retourne-toi, convertis-toi, dévoile tes secrets,
dis à Dieu qui connaît toutes choses : "Toi seul, Sauveur,
comme chante David, tu connais ce qui est caché dans mon coeur,
aie pitié de moi, selon ta grande miséricorde."
Ps 51

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

176. Mes jours se sont évanouis comme songe au réveil,
tel Ézéchias je pleure sur ma couche
pour que le temps de ma vie soit prolongé ;
mais quel Isaïe viendra vers toi, ô mon âme,
sinon le Dieu de toutes choses.
2R 20*1-11

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Ayant imploré le secours de la sainte Mère de Dieu,
tu as détourné la violence des passions
et t’es mise à l’abri des ruses de l’ennemi.
À moi qui suis ton serviteur, porte-moi secours en l’affliction.

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Celui que tu as tant désiré, dont tu as suivi les pas,
t’a conduite et soutenue dans la voie du repentir :
et ce Dieu compatissant, sans cesse implore-le,
pour qu’il nous délivre des passions et nous sauve de tout danger.

Gloire au Père...

Indivisible substance, Divinité unique en Trois Personnes distinctes
dont le règne et le trône sont un, je te chante
l’hymne trois fois sainte au plus haut des cieux !

Maintenant et toujours...

Nous te chantons, nous te bénissons, devant toi nous nous prosternons,
ô Mère de Dieu, car tu as enfanté l’Un de la sainte Trinité,
ton Fils et ton Dieu, entr’ouvrant pour nous le ciel sur la terre.

ODE 8

177. (Hirmos) Celui que les puissances célestes glorifient,
Celui devant qui frémissent les chérubins et les séraphins,
que tout ce qui respire, que toute créature le louent,
le bénissent et l’exaltent dans les siècles.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

194. Comme un vase de parfum précieux, je répands sur ta tête,
ô Sauveur, la myrrhe de mes larmes ;
je crie vers toi, comme la prostituée, implorant ta miséricorde ;
je te présente ma supplique et j’aspire à la rémission de mes fautes.
Mc 14*3

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

195. Nul comme moi n’a péché contre toi, accueille-moi,
pourtant, Sauveur plein de bonté, je fais pénitence dans la crainte et le regret en criant : "Contre toi seul j’ai péché, j’ai commis l’iniquité, aie pitié de moi !"

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

196. Épargne ta créature, ô Sauveur, recherche-moi, ô bon Pasteur,
comme ta brebis égarée, arrache-moi au loup dévorant
et fais de moi un agneau de ton bercail.
Mt 18*12 ; Jn 10*11

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

197. Au jour où tu siégeras à ton tribunal, ô mon Juge compatissant,
faisant resplendir l’éclat terrible de ta gloire, ô Christ, quelle épouvante !
La fournaise est brûlante et le monde entier est saisi de terreur
à l’aspect de ta Majesté divine.
Mt 25*31-46

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Illuminée par la Mère de la Lumière sans déclin,
tu échappas aux ténèbres des passions ;
ayant reçu en toi la grâce de l’Esprit,
illumine, ô Marie, les fidèles qui te chantent.

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Saint Zosime fut frappé d’étonnement à la vue de ce miracle nouveau,
car tu devins, ô Marie, un Ange dans la chair ;
et, ravi, d’admiration, il glorifiait le Christ dans les siècles.

Gloire au Père...

Père du Verbe Dieu, Fils coéternel et Verbe du Père intemporel,
Esprit consolateur et créateur de vie,
Trinité toute-sainte, Aie pitié de moi, Ô Dieu, aie pitié de moi. pitié de nous.

Maintenant et toujours...

En ton sang l’Emmanuel comme de pourpre fut vêtu, et c’est en toute vérité,
ô Vierge immaculée, que nous honorons ta divine maternité.

ODE 9

198. (Hirmos) Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption, le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient
et te saluent fidèlement, ô Mère et Épouse de Dieu !

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

219. Sois compatissant, sauve-moi, aie pitié de moi, Fils de David !
Toi qui d’une seule parole a libéré les possédés,
fais-moi entendre ta voix compatissante, comme le larron jadis l’entendit :
"Amen, je te le dis, tu seras avec moi en paradis,
quand je viendrai dans ma gloire !"
Lc 23*43

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

220. L’un des larrons crucifiés avec toi t’insultait, l’autre confessait ta Divinité.
Ô Très Compatissant, ouvre-moi les portes du Royaume de gloire,
comme tu as ouvert au larron qui eut foi en toi
et te confessa comme Dieu !
Lc 23*39-43

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

221. La création te voyant sur la Croix fut plongée dans la terreur :
les montagnes et les rochers se fendirent,
la terre trembla et l’enfer fut dépouillé ;
la lumière au milieu du jour s’obscurcit en te voyant,
ô Jésus, crucifié dans ta chair !
Mt 27*45-51

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

222. N’exige pas de moi de dignes fruits de pénitence,
car mes forces sont épuisées,
donne-moi un coeur contrit, accorde-moi la pauvreté en esprit,
pour que je puisse, ô unique Sauveur,
te les offrir comme un sacrifice agréable.
Ps 51*19

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi.

223. Tu me sondes et tu me connais, toi qui reviendras
avec tes anges pour juger le monde, incline sur moi un regard compatissant,
aie pitié de moi et fais-moi grâce, ô Jésus, en effaçant mes péchés
plus nombreux que tous ceux commis par le genre humain.
Ps 139*1

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Tous les anges dans le ciel et les mortels sur la terre sont frappés d’admiration
pour ta sublime vie hors de l’humaine condition : comme un ange dans la chair
et telle un pur esprit, tu traversas le Jourdain, ô Marie, en l’effleurant de tes pas.

Sainte Mère Marie, intercède pour nous.

Touche le coeur du Créateur envers les chantres de ton nom,
ô sainte Marie, afin que, délivrés de la peine et des dangers
qui font cercle autour de nous, et libérés des tentations,
sans cesse nous puissions magnifier le Seigneur qui t’a glorifiée.

Saint André de Crète, intercède pour nous.

Pasteur de Crète, saint André, ô Père trois fois heureux,
intercède sans répit pour les chantres de ton nom,
afin qui soient délivrés de toute inquiète pensée,
de l’affliction et du péché ceux qui vénèrent ta mémoire sans fin.

Gloire au Père...

Consubstantielle Trinité, nous chantons l’unité de tes personnes,
glorifiant le Père et magnifiant le Fils,
nous prosternant devant l’Esprit, Dieu unique en vérité,
unique et triple vie, éternelle royauté.

Maintenant et toujours...

Très-sainte Mère de Dieu, garde sous ta protection le peuple chrétien
qui partage royalement ton souverain pouvoir et triomphe
grâce à toi des assauts de l’Ennemi et de toute tentation.

198. Virginalement conçu d’une mère sans époux
et engendré sans corruption,
le fruit divin demeure inexplicable ;
la naissance de Dieu renouvelle la nature des êtres.
C’est pourquoi toutes les générations te magnifient et te saluent fidèlement,
ô Mère et Épouse de Dieu !


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Dernière mise à jour : 22-07-05