Pages du mariage et de la vie chrétienne dans le monde

Fresque des Noces de Cana

Les Noces de Cana
Fresque du Monastère de Chevetogne

Le mariage dans le Nouveau Testament

 

 

1. JÉSUS SANCTIFIE LE MARIAGE : LES NOCES DE CANA

Jean 2, 1-11

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or, il n’y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : " Ils n’ont pas de vin. " Jésus lui dit : " Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore arrivée. " Sa mère dit aux servants : " Tout ce qu’il vous dira, faites-le. "

Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : " Remplissez d’eau ces jarres. " Ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : " Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. " Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l’eau changée en vin — et il ne savait pas d’où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l’eau — le maître du repas appelle le marié et lui dit : " Tout homme sert d’abord le bon vin, et quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ! " Cela, Jésus en fit le commencement des signes à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

2. LE MARIAGE : UN MYSTÈRE

Éphésiens 5, 21-33

Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. Que les femmes le soient à leurs maris comme au Seigneur : En effet, le mari est chef de sa femme comme le Christ est chef de l’Église, lui le sauveur du Corps ; or l’Église se soumet au Christ ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris.

Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne ; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculé. De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c’est s’aimer soi-même. Car nul n’a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C’est justement ce que le Christ fait pour l’Église : ne sommes-nous pas les membres de son Corps ? Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair. Ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église. Bref, en ce qui vous concerne, que chacun aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.

3. LA RÉSURRECTION ET LE SENS DU MARIAGE

Luc 20, 27-40

S’approchant alors, quelques Sadducéens — ceux qui nient qu’il y ait une résurrection — l’interrogèrent en disant : " Maître, Moïse a écrit pour nous : Si quelqu’un a un frère marié qui meurt sans avoir d’enfant, que son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait donc sept frères. Le premier, ayant pris femme, mourut sans enfant. Le second aussi, puis le troisième prirent la femme. Et les sept moururent de même, sans laisser d’enfant après eux. Finalement, la femme aussi mourut. Eh bien ! cette femme, à la résurrection, duquel d’entre eux va-t-elle devenir la femme ? Car les sept l’auront eu pour femme ? "

Et Jésus leur dit : " Les fils de ce monde-ci prennent femme ou mari mais ceux qui auront été jugés dignes d’avoir part à ce monde-là et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari aussi bien ne pouvons-ils plus mourir, car ils sont pareils aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Et que les morts ressuscitent, Moïse aussi l’a donné à entendre dans le passage du Buisson quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Or il n’est pas un Dieu des morts, mais de vivants ; tous en effet vivent pour lui. "

Prenant alors la parole, quelques scribes dirent : " Maître, tu as bien parlé. " Car ils n’osaient plus l’interroger sur rien (voir aussi Mt 22, 23-32 ; Mc 12, 18-27).

4. LE DIVORCE

Matthieu 5, 31-32

Il a été dit d’autre part : Quiconque répudiera sa femme, qu’il lui remette un acte de divorce. Eh bien moi je vous dis : Tout homme qui répudie sa femme, hormis le cas de prostitution, l’expose à l’adultère ; et quiconque épouse une répudiée, commet un adultère.

Matthieu 19, 3-12

Des Pharisiens s’approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l’épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? " Il répondit : " N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme, et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. " " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " " C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi. Or je vous le dit : Quiconque répudie sa femme — pas pour prostitution — et en épouse une autre, commet un adultère. "

Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. " Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c’est donné. Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne. "

5. VIRIGINITÉ ET MARIAGE

1 Corinthiens 7, 10-16

Quant aux personnes mariées, voici ce que je proscris, non pas moi, mais le Seigneur : Que la femme ne se sépare pas de son mari — au cas où elle s’en séparerait, qu’elle ne se remarie pas ou qu’elle se réconcilie avec son mari — et que le mari ne répudie pas sa femme.

Quant aux autres, c’est moi qui leur dis, non le Seigneur : Si un frère a une femme non croyante qui consente à cohabiter avec lui, qu’il ne la répudie pas. Une femme a-t-elle un mari non croyant qui consente à cohabiter avec elle, qu’elle ne répudie pas son mari. En effet le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante sanctifiée par le mari croyant. Car autrement, vos enfants seraient impurs, alors qu’ils sont saints. Mais si la partie non croyante veut se séparer, qu’elle se sépare en pareil cas, le frère ou la sœur ne sont pas liés : Dieu vous a appelés à vivre en paix. Et que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Et que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?

1 Corinthiens 7, 39-40

La femme demeure liée à son mari aussi longtemps qu’il vit mais si le mari meurt, elle est libre d’épouser qui elle veut, dans le Seigneur seulement. Elle sera pourtant plus heureuse, à mon sens, si elle reste comme elle est. Et je pense bien, moi aussi, avoir l’Esprit de Dieu.


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Dernière mise à jour : 12-06-01