Offices de consolation en temps de détresse

Christ Pantocrator

Venez à moi, vous tous qui peinez
et ployez sous le fardeau,

et moi je vous soulagerai.
Chargez-vous de mon joug

et mettez-vous à mon école,
car je suis doux et humble de coeur
et vous trouverez soulagement pour vos âmes.
Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger.

(Matthieu 11, 28-30)

 

PRÉSENTATION

OFFICE DE CONSOLATION (1ère partie)

PREMIER OFFICE (Partie variable)

OFFICE DE CONSOLATION (2e partie)

DEUXIÈME OFFICE (Partie variable)

TROISIÈME OFFICE (Partie variable)

LECTURES SUPPLÉMENTAIRES

PSAUMES - ÉPÎTRES - ÉVANGILES


PRÉSENTATION

Plus abondent en mon cœur les inquiétudes,
plus tes consolations réjouissent mon âme
. (Ps 93, 19)

Dans le monde contemporain, matérialiste et déchristianisé, le chrétien qui s’engage sincèrement à suivre le Christ se trouve en proie aux épreuves et aux maladies, tant psychiques et spirituelles que physiques, de même que tous ceux qui l’entourent, qu’ils soient croyants ou non, pratiquant au non. Le rythme et le stress de la vie moderne constitue autant d’obstacles pouvant le détourner de sa vocation essentielle : Cherchez d’abord le Royaume… Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait…Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive… (Mt 6, 33 ; Mt 5, 48 ; Mc 8, 34). À travers toutes les exigences de la vie contemporaine, l’appel du Christ est le même qu’il y a deux mille ans dans le petit coin de l’Empire romain qu’était la Palestine. : Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui et , il le sera à jamais (He 13, 8).

Le message évangélique – la " Bonne Nouvelle " – doit néanmoins être compris dans le contexte actuel où se trouve les chrétiens. Les épreuves de la vie contemporaine dans nos sociétés de consommation " post-industriel " sont telles que souvent même les chrétiens sincères se trouvent dans un état de déprime, de découragement, voir de désespoir face à certaines situations difficiles de la vie professionnelle ou familiale, dans les relations avec les autres, dans des problèmes financiers, juridiques etc. Dans le langage ascétique des Pères, il s’agit ici des " passions " ou " maladies de l’âme " que l’on appelle " tristesse " (sentiment de frustration et de " manque ") et d’" acédie " (dégoût pour les choses spirituelles, allant jusqu’une pulsion de mort). Les pères prescrivaient typiquement des remèdes spirituels tels que le jeûne et la prière, le détachement des biens terrestres, et l’obéissance et l’humilité, pour combattre ces maladies de l’âme.

C’est dans ce contexte à la fois ancien et contemporain que nous avons préparé ces " Offices de Consolation ", pouvant servir à consoler ceux qui souhaitent suivre le Christ, en moments de détresse et d’angoisse et de remonter l’" enthousiasme " (en théos, en Dieu, inspiré) pour la vie chrétienne, car c’est là où nous nous trouvons que le Christ est présent, et c’est justement là que nous devons " accomplir notre martyr ", vivre selon son amour et répondre à son appel.

Ces offices, quoique fondés sur des formes d’offices de rite byzantin (certains vont y reconnaître des éléments de l’office du " Molében "), se veulent être avant tout disponibles pour usage et adaptation personnelles. Nous avons privilégié les psaumes et les lectures du Nouveau Testament, Épîtres et Évangiles. La structure des offices est simple : une première partie de prières initiales, invariables, suivie d’une deuxième partie composée des psaumes, lectures et prières variables, puis une troisième partie de conclusion, invariable. Nous proposons trois versions de la partie variable, une première axée surtout vers la demande faite à Dieu de nous venir en aide, une deuxième reflétant la réponse et la miséricorde divines, et une troisième, évoquant l’union avec Dieu, la louange et l’action de grâces. Quelques psaumes et lectures supplémentaires sont suggérés à la fin du texte.

Dans un premier temps, nous n’avons pas voulu trop formaliser les offices en assignant des " rôles liturgiques " (prêtre, diacre, lecteur, chœur) aux différentes parties des offices. Puisque la structure est basée sur des offices de rite byzantin, une telle assignation de rôle serait facilement réalisable pour une utilisation communautaire.

Les rôles liturgiques suggérés (prêtre, lecteur, chœur) suivent le déroulement typique d’offices byzantins, mais ils ne sont qu’indicatifs, surtout que ces offices sont offerts d’abord pour usage personnel.

Ces offices sont disponibles en format Word. Cliquez ICI pour accéder à la page de Téléchargement.

Que ta miséricorde soit ma consolation,
comme tu l’as promis à ton serviteur !
(Ps 118, 76)

Hiéromoine Cyrille (Bradette)
Paul Ladouceur


OFFICE DE CONSOLATION
(1ère partie)

PRIÈRES INITIALES

PRÊTRE : Béni est notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours,
et aux siècles des siècles.

LECTEUR : Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité,
toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor des bons et Donateur de vie,
viens et demeure en nous,
purifie-nous de toute souillure
et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités, à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père... Maintenant…

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel,
remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs,
et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin.

(Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.)

Amen. Kyrie eleison. (12 fois)
Gloire au Père... Maintenant…

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

LE SEIGNEUR EST DIEU

PRÊTRE : Le Seigneur est Dieu, il nous est apparu ;
béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.

CHŒUR OU LECTEUR : Le chœur chante " Le Seigneur est Dieu… " après chaque verset récité par le prêtre (ton occurrent ou préféré) :

1. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour.

2. Toutes les nations m’ont entouré, au Nom du Seigneur, je les ai repoussées.

3. Non, je ne mourrai pas, je vivrai et je publierai les hauts faits du Seigneur.

4. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ;
c’est là l’œuvre du Seigneur : une merveille à nos yeux.

GRANDE ECTÉNIE

PRÊTRE : En paix, prions le Seigneur.

CHŒUR OU LECTEUR : Kyrie eleison. (ainsi qu’aux demandes suivantes)

Pour la paix qui vient du ciel et le salut de nos âmes, prions le Seigneur.

Pour la paix du monde entier, la stabilité des saintes Églises de Dieu et l’union de tous,
prions le Seigneur.

Pour notre métropolite (archevêque et/ou évêque) N., l’ordre vénérable des prêtres,
le diaconat en Christ, pour tout le clergé et tout le peuple, prions le Seigneur.

Pour notre patrie et ceux qui la gouvernent, pour les habitants de cette ville
et de toute ville et contrée, qu’ils obtiennent miséricorde, vie, paix, santé, salut,
protection, pardon et rémission de leurs péchés, prions le Seigneur.

Pour ceux qui sont en mer et dans les airs, les voyageurs, les malades, les prisonniers,
pour tous ceux qui peinent et souffrent et pour le salut de tous, prions le Seigneur.

Pour être délivrés de toute affliction, inimité, péril et nécessité, prions le Seigneur.

Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.

Faisant mémoire de notre très sainte, immaculée, toute bénie et glorieuse Souveraine,
la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et de tous les Saints, confions-nous nous-mêmes,
les uns les autres et toute notre vie, au Christ, notre Dieu.

CHŒUR OU LECTEUR : À toi, Seigneur.

PRÊTRE : Car à toi appartiennent tout gloire, honneur et adoration, Père, Fils et Saint Esprit,
maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

TROPAIRES

CHŒUR OU LECTEUR :

(Ton 2) Devant ta sainte icône nous nous prosternons, Dieu de bonté,
implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu ;
car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix,
pour sauver ta créature de la servitude de l’ennemi.
Aussi, dans l’action de grâces, nous te crions :
tu as rempli de joie l’univers, ô notre Sauveur,
en venant porter au monde le salut.

Gloire au Père... Maintenant...

Source de miséricorde, ô Mère de Dieu,
rends-nous dignes de ta compassion ;
regarde vers le peuple pécheur,
manifeste ta puissance de toujours ;
en toi nous mettons notre espoir et nous te crions :
Réjouis-toi ! comme le fit jadis l’archange Gabriel.


PREMIER OFFICE
(partie variable)

PSAUMES DE SUPPLICATION

LECTEUR : Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père... Maintenant…

PSAUME 24

Vers toi, j’élève mon âme,
mon Dieu, en toi je me confie.
Que je ne sois pas confondu,
que mes ennemis ne se réjouissent pas,
aucun de ceux qui espèrent en toi ne sera confondu,
ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans motif.
Seigneur, fais-moi connaître tes voies,
enseigne-moi tes sentiers.
Fais-moi marcher dans ta vérité et instruis-moi,
en toi tout le jour je me fie, Dieu mon Sauveur !
Souviens-toi, Seigneur, de ta miséricorde et de ta bonté,
car elles sont éternelles.
Ne garde pas le souvenir des fautes de ma jeunesse et de mes égarements,
mais souviens-toi de moi selon ta miséricorde, à cause de ta bonté.
Le Seigneur est droit et plein de miséricorde,
il montre le chemin aux égarés.
Il fait marcher les humbles dans la justice,
il enseigne aux petits ses sentiers.
Tous les chemins du Seigneur sont miséricorde et vérité,
pour ceux qui recherchent son alliance et ses lois.
À cause de ton Nom, Seigneur, tu pardonneras,
si grand que soit mon péché, tu l’effaceras !
Est-il un homme qui craigne le Seigneur ?
Il lui montre la voie qu’il doit choisir.
Son âme repose dans le bonheur
et sa postérité possédera la terre.
Le Seigneur est la force de ceux qui le craignent,
il leur fait connaître ses mystères.
Mes yeux sans cesse sont tournés vers le Seigneur,
c’est lui qui délivre mon pied des lacets.
Tourne ton regard vers moi et prends pitié de moi,
car je suis seul et malheureux.
Les angoisses de mon cœur se sont accrues,
de ma détresse délivre-moi, Seigneur !
Vois ma misère et ma peine,
efface tous mes péchés.
Vois la multitude de mes ennemis,
vois la haine violente qu’ils nourrissent contre moi.
Garde mon âme et délivre-moi !
Que je ne sois pas rejeté quand je cherche en toi un abri !
L’intégrité et la droiture seront mon bouclier. car j’espère en toi ;
délivre-nous, Dieu d’Israël, de toutes nos angoisses.

PSAUME 54

Écoute, ô mon Dieu, ma prière,
ne te dérobe pas à mes supplications.
Donne-moi audience, réponds-moi :
je vis dans l’angoisse et le tourment.
Je frémis sous les cris de l’adversaire,
sous les huées de l’impie.
Ils ont déversé sur moi leur iniquité :
ils m’ont attaqué avec fureur.
Mon cœur s’est brisé dans mes entrailles
et les terreurs de la mort sont tombées sur moi.
La crainte et le tremblement m’ont assailli,
les ténèbres m’ont recouvert.
Et j’ai dit : " Qui me donneras les ailes de la colombe ?
Qui me permettra de prendre l’envol vers le repos ? "
Oui, j’ai fui au loin, je me suis réfugié au désert,
j’ai attendu celui qui doit me sauver,
à cause de ma faiblesse d’âme et de la tempête.
Disperse-les, Seigneur, divise leurs langues,
je ne vois dans la ville que violence et discorde.
Jour et nuit, elles font le tour de ses remparts,
l’iniquité et la malice sont dans son enceinte.
Les passions criminelles sont dans ses murs,
l’injustice et la fraude ne quittent plus ses places.
Si un ennemi m’outragerait, je le supporterais,
si celui qui me hait se dressait contre moi, je me cacherais de lui.
Mais c’était toi, mon compagnon, mon familier,
avec qui j’ai rompu le pain au festin pacifique,
avec qui j’ai foulé les parvis du Seigneur,
avec la foule en fête, dans la maison de Dieu.
Que la mort fonde sur eux, qu’ils descendent vivants au séjour des morts,
car le mal est au milieu d’eux, dans leur demeure.
Pour moi, je crierai vers Dieu
et le Seigneur me sauvera.
Le soir, le matin, au milieu du jour, je me lamente et je gémis :
le Seigneur entendra ma voix.
Il rachètera mon âme, dans la paix, en m’arrachant à ceux qui me combattent,
car ils sont des milliers contre moi.
Dieu m’entendra : il les humiliera,
lui qui règne depuis toujours.
Car il n’y a pas chez eux de mémorial
et ils ne craignent le Seigneur.
L’impie a porté la main sur ceux qui étaient en paix avec lui,
il a souillé son alliance.
Sa bouche se fait douce comme de la crème,
mais la guerre est dans son cœur.
Ses paroles sont plus onctueuses que l’huile,
mais ce sont des épées tranchantes.
Remets tes pensées au Seigneur, il te soutiendra,
il ne laissera jamais périr le juste.
Et toi, Seigneur, tu feras descendre au gouffre mortel
les hommes de sang et de fraude,
ils n’atteindront pas la moitié de leurs jours.
Pour moi, ô mon Dieu,
c’est en toi que j’ai mis mon espérance.

PSAUME 53

Mon Dieu, par ton Nom, sauve-moi,
par ta puissance, rends-moi justice.
Mon Dieu, écoute ma prière,
prête l’oreille aux paroles de ma bouche !
Des étrangers se sont levés contre moi,
des gens violents en veulent à ma vie,
Dieu n’est pas sous leur regard.
Voici que Dieu vient à mon secours,
le soutien de mon âme, c’est le Seigneur !

Fais retomber le mal sur mes adversaires,
dans ta fidélité, disperse mes ennemis.
De tout mon vouloir, je t’offrirai des sacrifices,
je célébrerai ton Nom, Seigneur, car il est bon.
Tu m’as arraché à toutes mes détresses,
mes yeux s’arrêtent avec joie sur mes ennemis.

Gloire au Père… Maintenant…
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu. (3 fois)

PETITE ECTÉNIE

PRÊTRE : Encore et encore en paix, prions le Seigneur.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Faisant mémoire de notre très sainte, immaculée, toute bénie et glorieuse Souveraine,
la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et de tous les Saints,
confions-nous nous-mêmes, les uns les autres et toute notre vie,
au Christ, notre Dieu.

CHŒUR : À toi, Seigneur.

PRÊTRE : Car tu es le Roi de la paix et le Sauveur de nos âmes, et nous te rendons gloire,
Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

PROKIMENON

PRÊTRE : Soyons attentifs. Paix à tous.

LECTEUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Sagesse.

Le lecteur, en alternance avec le chœur.

LECTEUR : Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel.

V. Que ton oreille se fasse attentive aux cris de ma prière. (Ps 129, 1-2)

ÉPÎTRE : DANS LES ÉPREUVES

PRÊTRE : Sagesse.

LECTEUR : Lecture de l’Épître du Saint Apôtre Jacques.

PRÊTRE : Soyons attentif.

LECTEUR : Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves. Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ; mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer. Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu - il donne à tous généreusement, sans récriminer - et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite. Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : " C’est Dieu qui m’éprouve. " Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne. Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre. Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort. Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : tout don excellent, toute donation parfaite vient d’en haut et descend du Père des lumières, chez qui n’existe aucun changement, ni l’ombre d’une variation. Il a voulu nous enfanter par une parole de vérité, pour que nous soyons comme les prémices de ses créatures. (Jacques 1, 2-6 ; 12-18)

Et qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien ? Heureux d’ailleurs quand vous souffririez pour la justice ! N’ayez d’eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d’une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal. (1 Pierre, 3, 13-17)

ALLÉLUIA

PRÊTRE : Paix à toi qui a lu.

LECTEUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Sagesse.

LECTEUR : Alléluia, alléluia, alléluia.

CHŒUR : Alléluia, alléluia, alléluia.

LECTEUR : V. Au matin, tu entendras ma voix ;
dès l’aurore, je serai devant toi et j’attendrai.

V. Par ta grande miséricorde, j’entrerai dans ta maison,
je me prosternerai dans ton temple saint avec crainte. (Psaume 5, 4, 8)

ÉVANGILE : LA PROVIDENCE DIVINE

PRÊTRE : Pour qu’il nous soit donné d’écouter dignement la saint Évangile,
prions le Seigneur notre Dieu.

CHŒUR : Kyrie eleison (3 fois).

PRÊTRE : Sagesse, tenons-nous droit, écoutons le saint Évangile. Paix à tous !

CHŒUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Lecture de l’Évangile selon Saint Mathieu.

CHŒUR : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

PRÊTRE : En ce temps-là Jésus dit : " Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas plus qu’eux ? Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Que si Dieu habille de la sorte l’herbe des champs, qui est aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ! Ne vous inquiétez donc pas en disant : Qu’allons-nous manger ? qu’allons-nous boire ? de quoi allons-nous nous vêtir ? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. (Matthieu 6, 25-34)

" Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; et à qui frappe on ouvrira. Quel est d’entre vous l’homme auquel son fils demandera du pain, et qui lui remettra une pierre ? ou encore, s’il lui demande un poisson, lui remettra-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui l’en prient ! " (Matthieu 7, 7-11)

CHŒUR : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

PRIÈRE

PRÊTRE : Ô Christ, mon Maître et mon Dieu, qui par tes Souffrances as guéri mes passions et par tes plaies as soigné mes blessures, donne-moi, pour avoir tant péché contre toi, des larmes de componction ; dissous mon corps au parfum de ton Corps vivifiant et, par la douceur de ton Sang précieux, atténue l’amertume dont m’abreuve l’ennemi. Abaissant vers moi ton regard, élève mon esprit jusqu’à toi et tire-le du gouffre de perdition, faute de ce repentir, de cette contrition, de ces tendres larmes, qui pourraient ramener l’enfant vers son héritage. Mon esprit s’est enténébré dans les passions de cette vie, et dans mon infirmité je ne puis lever les yeux vers toi, ni me réchauffer par des larmes d’amour envers toi.

Mais toi, Jésus Christ, mon Seigneur et mon Maître, toi le trésor de tous les biens, donne-moi le parfait repentir, un cœur appliqué à ta recherche. Accorde-moi ta grâce et renouvelle en moi le regard de ton image. Je me suis éloigné de toi : ne t’éloigne pas de moi, viens à ma recherche, ramène-moi vers ton bercail, agrège-moi aux brebis choisies de ton troupeau, avec elles fais-moi goûter aux pâturages de tes mystères divins ; par l’intercession de ta Mère très-pure et de tous les Saints.

Car ton Nom est béni et ton Règne glorifié, Père, Fils et Saint Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

(Fin de la partie variable)


OFFICE DE CONSOLATION
(2e partie)

LES BÉATITUDES

CHŒUR : Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les affligés, car ils seront consolés.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les doux, car ils hériteront la terre.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les affamés et assoiffés de justice, car ils seront rassasiés.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les pacificateurs, car ils seront appelés fils de Dieu.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux serez-vous lorsqu’on vous outragera et qu’on vous persécutera
et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse,
car votre récompense sera grande dans les cieux.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

ECTÉNIE ARDENTE

PRÊTRE : Disons tous, de toute notre âme et tout notre esprit, disons :

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Seigneur tout-puissant, Dieu de nos pères,
nous te prions, écoute-nous et aie pitié.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Aie pitié de nous, ô Dieu, selon ta grande miséricorde,
nous te prions, écoute-nous et aie pitié.

CHŒUR : Kyrie eleison. (3 fois, et ainsi pour les demandes suivantes)

Nous prions encore pour notre métropolite (archevêque et/ou évêque) N.,
et pour tous nos frères dans le Christ.

Nous prions encore pour notre patrie et ceux qui la gouvernent,
pour les habitants de cette ville et de toute ville et contrée,
qu’ils obtiennent miséricorde, vie, paix, santé, salut, protection,
pardon et rémission de leurs péchés.

Nous te prions encore pour ton serviteur (ta servante, tes serviteurs,
tes servantes) NN. (ici présent(e)s), afin qu’il (elle)(s) obtienne(nt) miséricorde,
longue et paisible vie, santé de l’âme et du corps,
pardon et rémission des péchés et succès en toute œuvre de bien.

Nous te prions encore d’exaucer la supplication des pécheurs que nous sommes,
d’avoir pitié de nous, de nous protéger de tout malheur,
de toute affliction et infirmité de l’âme et du corps,
de nous accorder santé et longue vie dans ton service.

Exauce-nous, Dieu notre Sauveur, espoir de ceux
qui demeurent aux extrémités de la terre
et de ceux qui voyagent sur terre, dans les airs et sur mer ;
sois indulgent, ô Maître, pour nos péchés et prends pitié de nous.

PRÊTRE : Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes,
et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

PRIÈRE À LA MÈRE DE DIEU

PRÊTRE : Ne me livre pas à l’humaine protection, très-sainte Mère de Dieu,
mais reçois la prière de ton humble serviteur/ta humble servante,
car le chagrin m’assaille et je ne puis supporter les flèches du Démon ;
je n’ai point d’abri où trouver refuge en mon malheur ;
je suis attaqué de toutes parts et n’ai d’autre consolation que toi ;
Reine du monde, espoir et protection des croyants,
ne méprise pas ma prière, mais viens à mon secours.

CONCLUSION

LECTEUR : Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père... Maintenant…

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités, à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père... Maintenant…

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel,
remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs,
et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin.

PRÊTRE : Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.)

CHŒUR : Amen.

CHŒUR : Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous :
toute excuse nous fait défaut ;
comme de pauvres pécheurs nous t’adressons cette supplication :
aie pitié de nous, Seigneur.

Gloire au Père...

Seigneur, aie pitié de nous qui avons confiance en toi ;
ne t’irrite pas contre nous, ne te souviens pas de nos iniquités,
mais dans ta bonté regarde vers nous maintenant
et délivre-nous de nos ennemis ;
car tu es notre Dieu et ton peuple, c’est nous ;
tous, nous sommes l’ouvrage de tes mains
et c’est ton Nom que sans cesse nous appelons sur nous.

Maintenant...

Ouvre-nous la porte de ta compassion, ô Mère de Dieu et Vierge bénie ;
ayant mis en toi notre espoir, puissions-nous ne pas nous égarer,
mais que par toi nous soyons délivrés de tout mal,
car tu es le salut du peuple chrétien.

PRÊTRE : Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous.

CHŒUR : Toi plus vénérable que les Chérubins,
et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins,
qui sans tache enfantas Dieu le Verbe,
toi véritablement la Mère de Dieu, nous t’exaltons.

PRÊTRE : Gloire à toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à toi.

CHŒUR : Gloire au Père... Maintenant…
Kyrie eleison. (3 fois)

PRÊTRE : Par les prières de la très-sainte Mère de Dieu,
par les prières de nos saints Pères (NN), et de tous les saints,
Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous.

CHŒUR : Amen.


DEUXIÈME OFFICE
(partie variable)

PSAUMES DE MISÉRICORDE DIVINE

LECTEUR : Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père... Maintenant…

PSAUME 19

LECTEUR :

Que le Seigneur t’exauce au jour de la détresse,
que le Nom du Dieu de Jacob soit ton bouclier.
Que de son sanctuaire il t’envoie son secours,
qu’il te soutienne de Sion.
Qu’il se souvienne de tous tes sacrifices,
qu’il reçoive tes holocaustes.
Qu’il t’accorde ce que désire ton cœur,
qu’il accomplisse tout tes desseins.
Nous nous réjouirons de ton salut,
nous magnifierons le Nom de notre Dieu,
car il exaucera tes vœux.
Maintenant le Seigneur accordera le salut à son Christ,
il l’exaucera depuis les cieux, sa sainte demeure,
par les exploits glorieux de sa Droite.
Certains se confient dans les chars et d’autres dans les chevaux,
mais pour nous, c’est le Nom du Seigneur qui nous donne la force.
Eux ils plient et ils tombent,
nous, nous ressuscitons et nous tenons debout.
Seigneur, donne au roi la victoire,
exauce-nous au jour de la supplication.

PSAUME 26

Le Seigneur est ma lumière et mon salut :
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie :
qui me fera peur ?
Quand les méchants s’avancent contre moi pour dévorer ma chair,
ce sont eux, mes ennemis, qui chancellent et qui tombent.
Qu’une armée vienne à camper contre moi, mon cœur ne craindra rien,
si le combat s’engage, alors même j’aurais confiance.
Une chose que je demande au Seigneur, un ardent désir :
c’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,
afin de jouir de la douceur de sa Présence
et de contempler son sanctuaire.

Car il m’abritera sous sa tente aux jours d’adversité,
il me cachera dans le secret de sa demeure, il m’élèvera sur le roc.
Ma tête se dressera au-dessus de mes ennemis
et j’offrirai dans sa maison des sacrifices de louanges,
au son des trompettes, je chanterai, je célébrerai le Seigneur.
Écoute, Seigneur, ma voix qui t’appelle :
j’ai cherché ta Face, Seigneur !
Ne détourne pas de moi ton visage,
dans ta colère, ne repousse pas ton serviteur !
Sois mon secours, ne m’abandonne pas,
ne me délaisse pas, Dieu mon Sauveur !
Car si mon père et ma mère m’abandonnent,
le Seigneur me recueillera.
Seigneur, enseigne-moi ta voie,
conduis-moi sur le chemin de la droiture,
à cause de ceux qui me haïssent.
Ne me livre pas à la haine de mes ennemis,
car contre moi se lèvent des témoins de mensonge
et l’iniquité se ment à elle-même.
Je le crois, je verrai encore les bienfaits du Seigneur,
sur la terre des vivants.
Espère dans le Seigneur, prends courage et que ton cœur soit ferme,
espère dans le Seigneur.

PSAUME 120

Je lève les yeux vers les montagnes :
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me vient du Seigneur,
qui a fait le ciel et la terre.
Il ne permettra pas que ton pied trébuche,
celui qui te garde ne sommeillera pas.
Non, il ne sommeille ni ne dort,
celui qui garde Israël.
Le Seigneur est ton gardien,
le Seigneur est ton ombre : il se tient à ta droite.
Pendant le jour, le soleil ne te frappera pas,
ni la lune pendant la nuit.
Le Seigneur te gardera de tout mal,
il veille sur ton âme.
Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée,
dès maintenant et à jamais.

Gloire au Père... Maintenant...
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu. (3 fois)

PETITE ECTÉNIE

PRÊTRE : Encore et encore en paix, prions le Seigneur.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous
et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Faisant mémoire de notre très sainte, immaculée,
toute bénie et glorieuse Souveraine,
la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et de tous les Saints,
confions-nous nous-mêmes,
les uns les autres et toute notre vie, au Christ, notre Dieu.

CHŒUR : À toi, Seigneur.

PRÊTRE : Car tu es le Roi de la paix et le Sauveur de nos âmes,
et nous te rendons gloire,
Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

PROKIMENON

PRÊTRE : Soyons attentifs. Paix à tous.

LECTEUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Sagesse.

Le lecteur, en alternance avec le chœur.

LECTEUR : Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion,
nous étions comme des consolés.

V. Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront
dans les chants d’allégresse. (Ps 125, 1, 5)

ÉPÎTRE : DIEU EST POUR NOUS

PRÊTRE : Sagesse.

LECTEUR : Lecture de l’Épître du Saint Apôtre Jacques.

PRÊTRE : Soyons attentif.

LECTEUR : Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? Qui se fera l’accusateur de ceux que Dieu a élus ? C’est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera ? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je ? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ? Qui nous séparera de l’amour du Christ ? la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? Selon le mot de l’Écriture : À cause de toi, l’on nous met à mort tout le long du jour ; nous avons passé pour des brebis d’abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Romains 8, 31- 39)

ALLÉLUIA

PRÊTRE : Paix à toi qui a lu.

LECTEUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Sagesse.

LECTEUR : Alléluia, alléluia, alléluia.

CHŒUR : Alléluia, alléluia, alléluia.

LECTEUR : V. J’aime le Seigneur car il m’entend, il écoute la voix de mes prières.

V. Il incline vers moi son oreille, le jour où je l’invoque. (Psaume 115, 1-2)

ÉVANGILE : QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE

PRÊTRE : Pour qu’il nous soit donné d’écouter dignement la saint Évangile,
prions le Seigneur notre Dieu.

CHŒUR : Kyrie eleison (3 fois).

PRÊTRE : Sagesse, tenons-nous droit, écoutons le saint Évangile. Paix à tous !

CHŒUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Lecture de l’Évangile selon Saint Mathieu.

CHŒUR : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

PRÊTRE : En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.

" Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. "
(Matthieu 11, 25-30)

Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : " Restez ici, tandis que je m’en irai prier là-bas. " Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Alors il leur dit : " Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. " Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : " Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. " Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : " Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible. " À nouveau, pour la deuxième fois, il s’en alla prier : " Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! " Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir ; car leurs yeux étaient appesantis. Il les laissa et s’en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il vient vers les disciples et leur dit : " Désormais vous pouvez dormir et vous reposer : voici toute proche l’heure où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons !. " (Matthieu 26, 36-46)

CHŒUR : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

PRIÈRE

PRÊTRE : À toi, Seigneur, le seul bon et indulgent, je confesse mes péchés ; devant toi je me prosterne, clamant dans mon indignité : J’ai péché, Seigneur, j’ai péché, et je ne suis pas digne de regarder en haut vers le ciel, à cause de la multitude de mes iniquités. Mais toi, Seigneur mon Dieu, donne-moi des larmes de componction, toi le seul bon et compatissant, afin que par elles je m’assure ta faveur, pour être purifié de toute faute avant la fin. Car c’est un lieu terrible et effrayant, celui où je vais me rendre lorsque, séparé de mon corps, je rencontrerai la multitude ténébreuse et inhumaine des démons, sans avoir personne à mes côtés pour me secourir et me délivrer. C’est pourquoi je me prosterne devant ta bonté : ne me livre pas à mes oppresseurs, de peur que mes ennemis ne s’en félicitent et ne dise : " Il est tombé entre nos mains, on nous l’a livré ! "

Non, Seigneur, n’oublie pas tes marques de tendresse, ne me rends pas selon mes fautes, ne détourne pas de moi ton visage, mais toi-même, Seigneur, reprends-moi, avec miséricorde et tendresse toutefois. Puisse mon ennemi ne pas se réjouir à mes dépens : arrête ses assai contre moi, mets un terme à ses agissements, et donne-moi de marcher vers toi sans reproche, Seigneur de bonté. Car, même si j’ai péché, je n’ai pas eu recours à un autre médecin, je n’ai pas tendu les mains vers un dieu étranger. Ne repousse donc pas ma prière, Seigneur, mais veuille m’exaucer, en ta bonté : affermis mon cœur par ta crainte, et que ta grâce descende sur moi, comme un feu consumant en moi les impures pensées.

Car tu es, Seigneur, la lumière éclipsant toute clarté, l’allégresse surpassant toute joie, la quiétude transcendant tout repos, la véritable vie, et le salut qui demeure dans les siècles des siècles et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

(Fin de la Partie variable du deuxième office.)
Suite de l'office.


TROISIÈME OFFICE
(partie variable)

PSAUMES DE RÉJOUISSANCE EN DIEU

LECTEUR : Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père... Maintenant…

PSAUME 22

Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien,
il me fait reposer dans de verts pâturages.
Il me mène près des eaux tranquilles :
il y restaure mon âme.
Il me conduit dans les chemins de la justice,
pour l’honneur de son Nom.
Quand je marche dans le chemin de l’ombre de la mort,
je ne crains aucun mal car tu es avec moi :
ta houlette, ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table face à mes adversaires,
tu oins d’huile ma tête et ma coupe déborde.
Ta miséricorde m’accompagnera tous le jours de ma vie,
j’habiterai pour de longs jours la maison du Seigneur.

PSAUME 33

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sera sans cesse en ma bouche.
Mon âme se glorifiera dans le Seigneur ;
qu’ils m’entendent, les doux, et se réjouissent.
Magnifiez avec moi le Seigneur,
et exaltons tous ensemble son Nom.
J’ai cherché le Seigneur et il m’a exaucé,
il m’a délivré de toutes mes tribulations.
Approchez-vous de lui et soyez illuminés,
et vos visages ne seront pas couverts de honte.
Voici un pauvre qui a crié et le Seigneur l’a exaucé ;
de toutes ses tribulations il l’a sauvé.
L’ange du Seigneur établira son camp
autour de ceux qui le craignent et il les délivrera.
Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux ;
bienheureux l’homme qui met en lui son espérance !
Craignez le Seigneur, vous, ses saints,
car rien ne manque à ceux qui le craignent.
Les riches sont devenus pauvres et affamés,
mais ceux qui cherchent le Seigneur ne seront privés d’aucun bien.
Venez, mes fils, écoutez-moi ;
je vous enseignerai la crainte du Seigneur.
Quel est l’homme qui veut la vie,
qui désire voir des jours de bonheur ?
Garde ta langue du mal, et tes lèvres,
pour qu’elles ne disent pas de fourberie ;
détourne-toi du mal et fais le bien,
cherche la paix et poursuis-la.
Les yeux du Seigneur sont sur les justes ;
et ses oreilles sont attentives à leur supplication.
Mais la face du Seigneur se tourne
contre ceux qui font le mal,
pour retrancher de la terre leur souvenir.
Les justes ont crié et le Seigneur les a exaucés,
il les a délivrés de toutes leurs tribulations.
Le Seigneur est proche de ceux qui ont le cœur brisé,
et il sauvera ceux qui sont humbles en esprit.
Nombreuses sont les tribulations des justes,
mais de toutes le Seigneur les délivrera.
Le Seigneur veille sur tous leurs os,
pas un ne sera brisé.
Funeste sera la mort des pécheurs
et ceux qui haïssent le juste trébucheront.
Le Seigneur rachètera l’âme de ses serviteurs ;
ils ne trébucheront pas, tous ceux qui mettent en lui leur espérance.

PSAUME 102

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
et tout ce qui est en moi bénisse son saint nom.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
et n’oublie aucun de ses bienfaits.
Lui qui pardonne toutes tes offenses,
qui te guérit de toute maladie,
lui qui sauve ta vie de la fosse,
qui te couronne d’amour et de tendresse,
lui qui rassasie de biens tes années
et renouvelle ta jeunesse comme celle de l’aigle.
Le Seigneur agit avec miséricorde,
il rend justice à tous les opprimés.
Il a fait connaître ses voies à Moïse,
ses œuvres aux enfants d’Israël.
Le Seigneur est tendresse et miséricorde,
longanime et plein de bonté.
Sa colère ne dure pas jusqu’à la fin,
son ressentiment n’est pas éternel.
Il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
il ne nous rend pas selon nos iniquités.
Comme est la hauteur des cieux sur la terre,
ainsi sa miséricorde envers ceux qui le craignent.
Comme est loin l’orient de l’occident,
il éloigne de nous nos transgressions.
Comme est la tendresse d’un père pour ses enfants,
tendre est le Seigneur pour qui le craint.
Il sait de quoi nous sommes façonnés,
il se souvient que nous sommes poussière.
L’homme : ses jours sont comme l’herbe,
il fleurit comme la fleur des champs,
qu’un souffle passe et il n’est plus,
même le lieu qu’il occupait ne le reconnaît plus.
Mais la miséricorde du Seigneur dure à jamais,
pour l’éternité envers ceux qui le craignent.
Sa justice s’étend aux enfants de leurs enfants,
à ceux qui gardent son alliance
et se souviennent d’accomplir ses préceptes.
Le Seigneur a établi son trône dans les cieux,
son règne s’étend sur toute chose.
Bénissez le Seigneur, tous ses anges,
hérauts puissants qui exécutez sa Parole !
Bénissez le Seigneur, puissances célestes,
qui le servez en exécutant sa volonté !
Bénissez le Seigneur, toutes ses œuvres,
partout où s’étend son empire !
Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Partout où s’étend son empire,
bénis le Seigneur, ô mon âme !

Gloire au Père... Maintenant...
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu. (3 fois)

PETITE ECTÉNIE

PRÊTRE : Encore et encore en paix, prions le Seigneur.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.

CHŒUR : Kyrie eleison.

PRÊTRE : Faisant mémoire de notre très sainte, immaculée, toute bénie et glorieuse Souveraine,
la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et de tous les Saints, confions-nous nous-mêmes,
les uns les autres et toute notre vie, au Christ, notre Dieu.

CHŒUR : À toi, Seigneur.

PRÊTRE : Car tu es le Roi de la paix et le Sauveur de nos âmes, et nous te rendons gloire,
Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

PROKIMENON

PRÊTRE : Soyons attentifs. Paix à tous.

LECTEUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Sagesse.

Le lecteur, en alternance avec le chœur.

LECTEUR : Je t’exalterai, ô mon Dieu et mon Roi,
et je bénirai ton Nom pour toujours et à perpétuité.

V. Le Seigneur est grand et très digne de louange,
et sa grandeur est insondable. (Ps 144, 1, 3)

ÉPÎTRE : ENFANTS DE DIEU

PRÊTRE : Sagesse.

LECTEUR : Lecture de l’Épître du Saint Apôtre Jacques.

PRÊTRE : Soyons attentif.

LECTEUR : Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu. L’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu. Et nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu’il a appelés selon son dessein. Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères. (Romains 8, 14-19 ; 26-29)

Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes ! Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se rend pur comme celui-là est pur. (1 Jean 3, 1-3)

ALLÉLUIA

PRÊTRE : Paix à toi qui a lu.

LECTEUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Sagesse.

LECTEUR : Alléluia, alléluia, alléluia.

CHŒUR : Alléluia, alléluia, alléluia.

LECTEUR : V. Qu’il est beau de célébrer notre Dieu,
qu’il est doux, qu’il est bienséant de le louer !

V. Il guérit ceux qui ont le cœur brisé et il pense leurs blessures. (Psaume 146, 1, 3)

ÉVANGILE : LE BON PASTEUR

PRÊTRE : Pour qu’il nous soit donné d’écouter dignement la saint Évangile,
prions le Seigneur notre Dieu.

CHŒUR : Kyrie eleison (3 fois).

PRÊTRE : Sagesse, tenons-nous droit, écoutons le saint Évangile. Paix à tous !

CHŒUR : Et à ton esprit.

PRÊTRE : Lecture de l’Évangile selon Saint Luc.

CHŒUR : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

PRÊTRE : Tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre. Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : " Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! " Il leur dit alors cette parabole : " Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue !" C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir. " (Luc 15, 1-7)

" En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ; celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors. Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. " Jésus leur tint ce discours mystérieux, mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.

Alors Jésus dit à nouveau : " En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante.

" Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. C’est qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis. Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur. Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent ; je leur donne la vie éternelle ; elle ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main. " (Jean 10, 1-16 ; 27-28)

PRÊTRE : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

PRIÈRES

PRÊTRE : Mère de Dieu, notre espérance, excellente Reine, refuge des orphelins, auxiliatrice des sans-abri, allégresse des affligés, protectrice des opprimés, regarde notre malheur, vois notre affliction : viens à notre aide, car nous sommes sans force, assiste les errants que nous sommes. Tu sais notre oppression : fais-la disparaître, s’il te plaît, car nous n’avons d’autre aide que toi, ni d’autre protectrice ni d’autre consolation, si ce n’est toi, divine Mère. Puisses-tu nous garder et protéger, dans les siècles des siècles !

PRÊTRE : Amen.

PRÊTRE : Maître ami des hommes, jette un regard miséricordieux sur ton (ta, tes) serviteur (servante)(s) N. (et N.) ; et exauce les prières que nous t’adressons avec confiance, car toi-même tu as dit : "Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et vous le verrez s’accomplir ", et encore : " Demandez, et l’on vous donnera. " C’est pourquoi nous aussi, qui malgré notre indignité comptons sur ta miséricorde, nous te demandons d’accorder ta grâce à ton (ta, tes) serviteur (servante)(s) N. (et N.), d’accomplir le bien qu’il (qu’elle)(s) désire(nt), de le (la, les) garder en paix et sérénité, en santé, bien portant(e)(s), tous les jours de sa (leur) vie. Afin que nous puissions te rendre gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

PRÊTRE : Amen.

(Fin de la partie variable du troisième office.
Suite de l'office.
)


LECTURES SUPPLÉMENTAIRES

PSAUMES

PSAUME 85

Prête l’oreille, Seigneur, exauce-moi,
car je suis malheureux et indigent.
Garde mon âme, car je te suis fidèle,
sauve ton serviteur, mon Dieu, qui met son espérance en toi.
Aie pitié de moi, Seigneur,
car vers toi je crie tout le jour.
Réjouis l’âme de ton serviteur:
vers toi, Seigneur, j’élève mon âme.
Car toi, Seigneur, tu es bon et clément,
riche en compassion pour ceux qui t’invoquent.
Prête l’oreille, Seigneur, à ma prière,
sois attentif à la voix de ma supplique.
Au jour de la détresse, je t’ai invoqué
et tu m’as exaucé.
Nul n’est comme toi, Seigneur, parmi les puissants,
et tes œuvres sont sans pareilles.
Toutes les nations que tu as créées
viendront se prosterner devant ta Face et glorifieront ton Nom.
Car Tu es grand. ô Artisan des prodiges,
toi seul tu es Dieu !
Conduis-moi, Seigneur, dans ton chemin,
pour que je marche dans ta vérité ;
mon cœur se réjouit de la crainte de Dieu.
Je te confesserai, Seigneur mon Dieu, de tout mon cœur,
et je glorifierai ton Nom pour toujours et à perpétuité.
Car ta miséricorde est grande envers moi,
tu as arraché mon âme au séjour des morts.
Mon Dieu, des orgueilleux se sont levés contre moi,
la meute des violents me pourchasse,
ils ne prennent point garde à toi.
Mais toi, Seigneur, Dieu compatissant et miséricordieux,
lent à la colère, riche en bonté et en vérité,
tourne-toi vers moi et fais-moi grâce,
donne la puissance à ton serviteur, sauve le fils de ta servante.
Pose-moi comme un signe de ta bonté,
ceux qui me haïssent me verront et ils seront sans force,
car tu es mon Sauveur et mon Consolateur.

PSAUME 142

Seigneur, écoute ma prière,
prête l’oreille à ma supplique.
Écoute-moi dans ta vérité,
exauce-moi dans ta justice.
N’entre pas en jugement avec ton serviteur,
car nul vivant n’est juste devant toi.
L’ennemi a pourchassé mon âme,
contre terre il écrase ma vie.
Il me fait habiter dans les ténèbres,
comme les morts de tous les siècles.
Mon esprit tombe en défaillance,
au fond de moi mon cœur s’épouvante ;
je me souviens des jours d’autrefois,
je répète toutes tes œuvres,
je médite sur l’ouvrage de tes mains.
Vers toi je tends les mains,
mon âme a soif de toi comme une terre desséchée.
Ne tarde pas, Seigneur, réponds-moi,
le souffle va bientôt me manquer.
Ne cache pas loin de moi ta Face,
ou je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
Fais-moi dès le matin entendre ta miséricorde,
car j’ai mis en toi mon espérance.
Fais-moi connaître la route à suivre,
car vers toi je veux élever mon âme.
Délivre-moi, Seigneur, de mes ennemis,
auprès de toi je me suis réfugié ;
enseigne-moi à faire ta volonté,
car tu es mon Dieu.
Que ton esprit de bonté me conduise
dans la terre de rectitude,
pour l’honneur de ton Nom, Seigneur,
fais-moi vivre en justice.
Tire mon âme de la tribulation,
dans ta miséricorde anéantis mes ennemis !
Détruis tous ceux qui tourmentent mon âme,
car je suis ton serviteur !

PSAUME 90

Celui qui demeure à l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant
dit au Seigneur : " Mon secours, mon refuge,
mon Dieu en qui je me confie. "
Lui te délivrera du filet de l’oiseleur
et de la parole mortelle.
Il te couvrira de ses ailes,
et sous son plumage tu espéreras,
sa vérité est un bouclier et une cuirasse.
Tu ne craindras ni la terreur de la nuit,
ni la flèche qui vole le jour,
ni la peste qui s’avance dans les ténèbres,
ni la ruine, ni le démon de midi.
Que mille tombent à ton coté et dix mille à ta droite,
rien ne pourra t’atteindre.
Mais tu verras de tes yeux,
tu contempleras le châtiment des pécheurs :
car toi, Seigneur, tu es mon espérance,
ô Très-Haut, tu as établi en moi ta demeure.
Le malheur ne rôdera pas autour de toi,
le fléau n’approchera pas de ta tente.
Car il a ordonné pour toi à ses anges
de te garder dans toutes tes voies.
Dans leurs mains ils te porteront,
de peur que ton pied ne heurte une pierre.
Tu marcheras sur l’aspic et le basilic,
tu fouleras le fauve et le dragon.
Parce qu’il espère en moi, je le délivrerai,
je le protégerai puisqu’il connaît mon Nom.
Il m’invoquera et je l’exaucerai,
je serai avec lui dans la détresse,
je le sauverai et je le glorifierai.
Je le rassasierai de longs jours
et je lui ferai voir mon salut.

ÉPÎTRES

VOUS ÊTES LUMIÈRE

Jadis vous étiez ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur ; conduisez-vous en enfants de lumière ; car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité. Discernez ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres, dénoncez-les plutôt. Certes, ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même de le dire ; mais quand tout cela est dénoncé, c’est dans la lumière qu’on le voit apparaître ; tout ce qui apparaît, en effet, est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ. Ainsi prenez bien garde à votre conduite ; qu’elle soit celle non d’insensés mais de sages, qui tirent bon parti de la période présente ; car nos temps sont mauvais ; ne vous montrez donc pas inconsidérés, mais sachez voir quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin : on n’y trouve que libertinage ; mais cherchez dans l’Esprit votre plénitude. Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur. En tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ. (Éphésiens 5, 8-20)

LA CORRECTION DIVINE

Voilà donc pourquoi nous aussi, enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l’épreuve qui nous est proposée, fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l’infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu. Songez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction, afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans la lutte contre le péché. Avez-vous oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend. Car celui qu’aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu’il agrée. C’est pour votre correction que vous souffrez. C’est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père ? Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c’est que vous êtes des bâtards et non des fils. D’ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie ? Ceux-là, en effet, nous corrigeaient pendant peu de temps et au juger ; mais lui, c’est pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté. Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu’elle a exercés un fruit de paix et de justice. C’est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants, et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu’il guérisse. Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur. (Hébreux 12, 1-14)

Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit. De même en effet que les souffrances du Christ abondent pour nous, ainsi, par le Christ, abonde aussi notre consolation. Sommes-nous dans la tribulation ? c’est pour votre consolation et salut. Sommes-nous consolés ? c’est pour votre consolation, qui vous donne de supporter avec constance les mêmes souffrances que nous endurons, nous aussi. (2 Corinthiens 1, 3-6)

LA SAGESSE DE LA CROIX

Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, et l’intelligence des intelligents je la rejetterai. Où est-il, le sage ? Où est-il, l’homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? Puisqu’en en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie du message qu’il a plu à Dieu de sauver les croyants. Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
(1 Corinthiens 1, 18-25)

RÉJOUISSEZ-VOUS DANS LE SEIGNEUR

Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous. Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. Enfin, frères, tout ce qu’il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d’aimable, d’honorable, tout ce qu’il peut y avoir de bon dans la vertu et la louange humaines, voilà ce qui doit vous préoccuper. Ce que vous avez appris, reçu, entendu de moi et constaté en moi, voilà ce que vous devez pratiquer. Alors le Dieu de la paix sera avec vous. (Phillipiens 4, 4-9)

MORT ET RÉSURRECTION EN CHRIST

Il n’y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. La loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a affranchi de la loi du péché et de la mort. De fait, chose impossible à la Loi, impuissante du fait de la chair, Dieu, en envoyant son propre Fils avec une chair semblable à celle du péché et en vue du péché, a condamné le péché dans la chair, afin que le précepte de la Loi fût accompli en nous dont la conduite n’obéit pas à la chair mais à l’esprit. En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel ; ceux qui vivent selon l’esprit, ce qui est spirituel. Car le désir de la chair, c’est la mort, tandis que le désir de l’esprit, c’est la vie et la paix, puisque le désir de la chair est inimitié contre Dieu : il ne se soumet pas à la loi de Dieu, il ne le peut même pas, et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. Vous, vous n’êtes pas dans la chair mais dans l’esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Qui n’a pas l’Esprit ne lui appartient pas, mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, l’Esprit est vie en raison de la justice. Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. (Romains 8, 1-11)

CHARITÉ ENVERS TOUS

Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. Pleins d’une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l’orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. (Romains 12, 14-21)

ÉVANGILES

LE FILS PRODIGUE

Jésus dit encore : " Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient." Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite. Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation. Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim ! Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père j’ai péché contre le Ciel et envers toi ; je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires."

" Il partit donc et s’en alla vers son père. Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement. Le fils alors lui dit : "Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé !" Et ils se mirent à festoyer.

" Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être. Celui-ci lui dit : "C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé." Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier. Mais il répondit à son père : "Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ; et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras !" Mais le père lui dit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé !" " (Luc 15, 11-32)

LA TEMPÊTE APAISÉE

Ce jour-là, le soir venu, Jésus leur dit : " Passons sur l’autre rive. " Et laissant la foule, ils l’emmènent, comme il était, dans la barque ; et il y avait d’autres barques avec lui. Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : " Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? " S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : " Silence ! Tais-toi ! " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. Puis il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N’avez-vous pas encore de foi ? " Alors ils furent saisis d’une grande crainte et ils se disaient les uns aux autres : " Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? " (Marc 4, 35-41)

SUIVRE JÉSUS : PORTER SA CROIX

Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, Jésus leur dit : " Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. Que sert donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie ? Et que peut donner l’homme en échange de sa propre vie ? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. " (Marc 8, 34-38)


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Dernière mise à jour le 09-05-03.