Exposition d'icônes et d'autres représentations de la Transfiguration du Christ

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FRESQUE DE RAVENNE, VIe SIÈCLE

Une représentation ancienne de la Transfiguration : la mosaïque de l'abside de l'église de Saint-Apollinaire in Classe, Ravenne, VIe siècle. Représentation symbolique : Le Christ y est représenté par la Croix triomphale, à l'intérieur d'un cercle bleu ; Élie (g.) et Moïse (d.) sont figurés en buste ; les Apôtres sont représentés par trois brebis.

La Croix de la mosaïque : le visage du Christ paraît à l'intersection des deux bras de la Croix. Les représentations symboliques de la Transfiguration furent rapidement abandonnées en faveur d'images plus réalistes  fondées sur les récits évangéliques.

REPRÉSENTATIONS BYZANTINES (I)

Bas-relief en stéatite, deuxième moitié du XIIIe siècle, monastère de Xenophontos, Mont Athos. La représentation est austère, mais contient déjà les deux plans, céleste (Christ et les prophètes) et terrestre (les Apôtres) caractéristique des icônes typiques de la Transfiguration.

Fresque byzantine du XIIe siècle. Le plan céleste domine et écrase le plan terrestre. Le Christ émerge de la mandorle, qui n'a pas encore pris la coloration foncée typique. L'arrière-plan rouge suggère le feu de la divinité du Christ.

REPRÉSENTATIONS BYZANTINES (II)

Mosaïque byzantine, entre 1200 et 1220.  On ne peut qu'admirer la finesse du travail de cette icône portative, sans doute faite sur la commande d'un fidèle.

Fresque byzantine. Ici, comme sur beaucoup d'icônes de la Transfiguration (mais pas sur toutes), les Apôtres ont des auréoles. Certains commentateurs attachent une importance théologique à l'ordre des Apôtres : ici, comme sur beaucoup d'icônes byzantines, Pierre est à gauche (donc à la droite du Christ), suivi de Jean et de Jacques.

Icône de l'École crétoise, attribuée à Théophane le Crétois, XVIe siècle. En plus de la scène de la Transfiguration proprement dite, sont représentées la montée à la montagne - le Christ invitant les trois Apôtres de l'accompagner (Mt 17,1) - et la descente - le Christ interdisant aux Apôtres de révéler ce qu'ils ont vu avant que le Fils de l'homme ne ressuscite d'entre les morts (Mt 17,9).

MONASTÈRE DE SAINTE-CATHERINE

Mosaïque du monastère de Sainte-Catherine, Sinaï, VIe siècle. Le Christ transfiguré domine entièrement cette magnifique mosaïque. Pierre est au centre du groupe des Apôtres.

ICÔNES RUSSES (I)

Icône des tablettes à double face de Novgorod, début XVe siècle. Représentation classique, parmi les plus belles de la Transfiguration. Les Apôtres n'ont pas d'auréole, soulignant ainsi qu'ils n'ont pas encore atteint la plénitude de sainteté qu'ils recevront à la Pentecôte.

Icône de Roublev, Moscou, XVIe siècle. La disposition des deux plans suggère la distance qui sépare le céleste et le terrestre. Sur cette icône, comme sur beaucoup, les rayons émanant du Christ ne descendent pas jusqu'aux Apôtres. Pierre est à gauche du groupe des Apôtres.

Icône de Théophane le Grec, peut-être l'icône la plus connue de la Transfiguration. L'icône souligne avec grande puissance la luminosité du Christ et de ses vêtements (cf. Mt 17,2).

ICÔNES RUSSES (II)

Icône russe, Pskov, début XVIe siècle. Les rayons rouges émanant du Christ suggèrent les énergies divines, manifestation de Dieu dans la création et plus particulièrement à l'homme, et invoquent aussi la Sainte Trinité. Contrairement à beaucoup d'icônes, Pierre se trouve à la droite du groupe des Apôtres.

Icône russe, XVIe siècle. Sur cette icône et la précédente, les Apôtres ont des auréoles. 

REPRÉSENTATIONS OCCIDENTALES (I)

Enluminure du Moyen-Âge. La composition retient tous les éléments de l'icône byzantine, mais l'exécution est occidentale. Pierre est au centre du groupe des Apôtres.

Tableau du Duccio di Buonunsegna (copie), 1308-1311. Les éléments typiques de la composition byzantine sont présents, mais le traitement est naturel : le Christ, quoique noble, n'est pas transfiguré ; le seul signe de sa divinité est l'éclairage de ses vêtements.

REPRÉSENTATIONS OCCIDENTALES (II)

Tableau de Fra Angelico, 1440. Le Christ manifeste la puissance divine mais en même temps, il a les bras en croix, préfigurant la crucifixion. L'artiste a ajouté aux prophètes Moïse et Élie et les trois Apôtres la Vierge Marie et saint Dominique,  fondateur de l'ordre des Dominicains, très souvent représenté dans les tableaux de Fra Angelico.

Tableau de Bellini, 1455. Le traitement de la scène est naturel ; il n'y a aucune représentation de la Transfiguration. Les Apôtres sont endormis plutôt que terrassés par l'éclat de la vision du Christ transfiguré.

Tableau de Raphaël, 1516-1520). La partie inférieure du tableau montre les Apôtres avec le jeune homme possédé qu'ils n'ont pas pu guérir (cf. Mt 17,14-20). Le dernier des tableaux de Raphaël, considéré comme son « testament spirituel » et « la plus connue, magnifique et divine » de ses oeuvres.

ICÔNES COPTES

Icône copte contemporaine d'Adel Nassief.

Icône copte contemporaine.

ICÔNES MODERNES

Icône russe du XIXe siècle. L'influence de la peinture occidentale romantique y est évidente. Les couleurs pastel évoquent la sentimentalité plutôt que les réalités spirituelles.

Icône grecque contemporaine, respectant bien la composition traditionnelle. La triple mandorle est cependant peut-être quelque peu exagérée.


Fête de la Transfiguration du Christ
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Mise en ligne : 03-08-05.
Dernière mise à jour : 30-09-10.