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Bénédiction des icônes avec l'huile sainte

Bénédiction des icônes
avec de l'huile sainte,
Atelier Saint-Jean-Damascène

La bénédiction des icônes

 


La bénédiction solennelle des icônes est normalement réservée aux icônes originelles destinées à l’église. Les reproductions d’icônes et les icônes destinées à l’usage personnel sont souvent bénies par le rite simple. Selon l'usage local, les icônes à être bénies peuvent être placées sur l'autel de l'église pendant la célébration de la Divine liturgie et y demeurer parfois quelque temps, par exemple une semaine complète.


Rite simple de bénédiction des icônes

Bénédiction d’une icône de la Très-Sainte Trinité (sous la forme des trois Anges), de la Sainte Théophanie, de la Transfiguration du Christ ou de la Pentecôte

Bénédiction d’une ou plusieurs icônes du Christ ou bien des fêtes du Seigneur

Bénédiction d’une ou de plusieurs icônes de la très-sainte Mère de Dieu ou de ses fêtes

Bénédiction d’une ou de plusieurs icônes d'un saint, d'une sainte ou de plusieurs saints
 


Rite simple de bénédiction des icônes

Lorsqu’un fidèle demande de bénir une icône destinée à son usage personnel, le rite le plus simple peut se dérouler ainsi : le Prêtre ou le Diacre, après s’être assuré que l’icône correspond bien à la tradition orthodoxe, la dépose sur le côté est de l’autel, avant la célébration d’un office majeur, vêpres, matines ou Divine Liturgie, de façon qu’elle soir encensée avec l’autel. L’icône peut demeurer sur l’autel pendant une semaine complète (usage slave et grec) ou même 40 jours (usage roumain). Après l’office ou la période de temps selon l’usage, le Prêtre l’asperge d’eau bénite en disant:

Cette image est rendue sacrée par la grâce du très-saint Esprit et l’aspersion de l’eau bénite, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Puis il prend l’icône sur l’autel, la vénère lui-même par un baiser, en signe la tête du fidèle, la lui donne à baiser et la lui remet.

Si, par contre, l’icône est destinée à l’église et qu’elle est de taille importante, la bénédiction se fait de manière solennelle, en présence de tous; à cet effet, on l’installe sur une table décemment couverte (tétrapode ou proskynétaire), soit devant les portes saintes si c’est une icône de la Trinité, du Baptême (Théophanie), de la Transfiguration ou de la Pentecôte (Descente de l’Esprit saint), soit devant l’ambon (au milieu de la nef, devant les marches de l’autel) s’il s’agit d’une ou plusieurs icônes du Christ (ou de ses fêtes), de la Mère de Dieu (ou de ses fêtes) ou d’un saint (d’une sainte ou de plusieurs saints).


Bénédiction d’une icône de la Très-Sainte Trinité
(sous la forme des trois Anges), de la Sainte Théophanie,
de la Transfiguration du Christ ou de la Pentecôte

Le Prêtre, revêtu de l’étole et de la chasuble, encense en forme de croix la nouvelle icône, puis il dit :

Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

 Le Lecteur dit les prières initiales :

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité,
toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor de grâces et Donateur de vie,
viens et demeure en nous,
purifie-nous de toute souillure
et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Très sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités,
à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois) Gloire... Maintenant...

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel,
et remets-nous nos dettes
comme nous remettons à nos débiteurs,
et ne nous soumets pas à l’épreuve,
mais délivre-nous du malin.

Le Prêtre : Car à toi.

Le Lecteur : Amen et les 12 Kyrie eleison, puis Gloire au Père... Maintenant.., et :

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et noire Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Psaume 66

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, * faisant luire sur nous sa face, et qu’il ait pitié de nous!
Sur la terre on connaîtra tes voies, * parmi toutes les nations ton salut. Que les peuples te rendent grâce, Seigneur, * que tous les peuples te rendent grâce!
Que les nations exultent d’allégresse et de joie, * car tu juges les peuples avec droiture et sur terre tu guides les nations.
Que les peuples te rendent grâce, Seigneur, * que tous les peuples te rendent grâce!
La terre a donné son fruit, * que nous bénisse le Seigneur noire Dieu*
Que nous bénisse notre Dieu * que le craignent tous les confins de l’univers.

Gloire au Père… Maintenant…

Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Le Diacre : Prions le Seigneur. Le Choeur : Kyrie eleison.

Le Prêtre :

Seigneur notre Dieu, glorifié en la sainte Trinité, toi que nul esprit ne peut saisir, que nulle parole ne peut exprimer et que nul homme vivant n’a jamais contemplé, c’est seulement comme nous l’avons appris des saintes Écritures et de l’enseignement des Apôtres théologiens qu’en toi nous croyons et te confessons, Dieu le Père sans commencement et ton Fils consubstantiel et l’Esprit connaturel qui trône avec toi. Car, si l’ancienne Loi nous décrit ton apparition à l’illustre patriarche Abraham sous la forme de trois Anges, en la grâce nouvelle le Père se manifeste dans la voix, le Fils dans la chair au Jourdain et l’Esprit saint sous l’aspect d’une colombe. A son tour, le Fils, monté au ciel en sa chair et siégeant à la droite du Père, envoie l’Esprit sur les Apôtres sous l’apparence des langues de feu; et au Thabor, si le Père est dans la voix et l’Esprit dans la nuée, le Fils se montre aux trois disciples dans son éblouissante clarté. En mémoire perpétuelle de cela, non seulement nous te confessons avec nos lèvres comme le seul Dieu que nous glorifions, mais encore nous en peignons l’image, non pour en faire un dieu, mais afin qu’en la regardant de nos yeux de chair, nous puissions, de notre regard spirituel, t’y contempler, ô notre Dieu, et que, la vénérant, nous puissions te glorifier et te magnifier comme notre créateur, notre rédempteur et notre sanctificateur, et nous souvenir de tes innombrables bienfaits; car la vénération de l’image remonte vers son prototype. Ainsi donc, en présentant maintenant cette icône devant ta magnificence, dans les saintes dispositions dont nous venons de parler, nous te prions et te demandons : montre-nous la réalité de ta miséricorde, abaisse vers nous ton regard favorable, envoie ta céleste bénédiction, en ton nom trois fois saint, bénis-la et rends-la sacrée, afin que ceux qui la vénéreront avec piété, qui devant elle humblement t’adoreront et te prieront avec foi, obtiennent miséricorde et trouvent grâce, soient délivrés de tout mal et de toute affliction, se voient remettre leurs péchés et parviennent au royaume des cieux.

Par la grâce, la miséricorde et l’amour dont tu nous aimes, Dieu unique glorifié en la Trinité, Père, Fils et saint Esprit, à qui soit la gloire, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

 Ch. Amen. Le Prêtre. Paix à tous. Ch. Et à votre (ton) esprit.

 Le Diacre. Inclinez la tête devant le Seigneur. Ch. Devant toi, Seigneur.

 Le Prêtre dit cette prière à voix basse :

Seigneur notre Dieu, qu’en la sainte Trinité nous adorons et glorifions, exauce à présent notre prière : fais descendre du ciel ta bénédiction divine, afin de bénir et de rendre sacrée cette image par l’aspersion de l’eau bénite, pour ta gloire et le salut de ton peuple.

 A haute voix :

Car tu es notre sanctification, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Le Prêtre asperge l’icône avec l’eau bénite par trois fois en disant :

Cette image est rendue sacrée par la grâce du très-saint Esprit et l’aspersion de l’eau bénite, au nom du Père et du Fils et du saint Esprit. Amen.

Pour une icône de la sainte Trinité, on chante ce stichère, ton 8 :

Venez, tous les peuples, adorons * en trois personnes l’unique Dieu : * dans le Père le Fils avec le saint Esprit; * car le Père engendre le Fils hors du temps, * partageant même trône et même éternité, * et l’Esprit saint est dans le Père, glorifié avec le Fils : * une seule puissance, une seule divinité, * un seul être devant qui * nous tous, les fidèles, nous prosternons en disant : * Dieu saint qui as tout créé par le Fils * avec le concours du saint Esprit, * Dieu saint et fort par qui le Père nous fut révélé, * et par qui le saint Esprit en ce monde est venu; * Dieu saint et immortel, Esprit consolateur * qui procèdes du Père et reposes dans le Fils : * Trinité sainte, gloire à toi.

Si l’icône représente la sainte Théophanie (c’est-à-dire le Baptême du Christ), la Transfiguration du Christ ou la Descente du saint Esprit (Pentecôte), on chante le tropaire et le kondakion de la fête correspondante.

La formule du Congé est également celle de la fête.


Bénédiction d’une ou plusieurs icônes du Christ
ou bien des fêtes du Seigneur

Le Prêtre, revêtu de l’étole et de la chasuble, encense en forme de croix l’icône du Sauveur (ou les icônes) qui se trouve(nt) sur la table, devant l’ambon, puis il dit.’

Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Le Lecteur dit les prières initiales (voir ci-haut).

Le Prêtre : Car à toi.

Le Lecteur : Amen et les 12 Kyrie eleison, puis Gloire au Père... Maintenant.., et :

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

 Psaume 88

Ta miséricorde, Seigneur, à jamais je la chante, * d’âge en âge ma bouche annonce ta fidélité.
Car tu as dit : La miséricorde est fondée pour les siècles, * dans les cieux est préparée ta vérité.
J’ai fait une alliance avec mon élu, * j’ai juré à David, mon serviteur :
jusque dans les siècles je maintiendrai ta lignée, * je t’édifie un trône qui d’âge en âge demeurera.
Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, * pour ta fidélité dans l’assemblée des saints.
Qui donc, dans les nues, pourrait s’égaler au Seigneur, * qui lui serait semblable parmi les fils de Dieu?
Dieu est glorifié dans l’assemblée des saints, * grand et redoutable pour tous ceux qui l’entourent
Seigneur, Dieu des puissances, qui est comme toi, * Seigneur puissant qu’environne ta vérité?
Tu maîtrises la force de la mer, * l’agitation de ses flots, tu l’apaises.
Jusqu’à le blesser, tu as humilié l’orgueilleux, * par la force de ton bras tu as dispersé tes ennemis.
A toi le ciel, à toi aussi la terre, * le monde et tout son contenu, c’est toi qui les fondas.
Le nord et le midi, c’est toi qui les créas, * le Thabor et l’Hermon à ton nom crient de joie.
Ton bras est celui de la suprême majesté, * puissante est ta main, sublime ta droite.
Justice et jugement sont l’appui de ton trône, * amour et vérité marchent devant ta face.
Heureux le peuple qui connaît les cris de joie, * à la clarté de ton visage, Seigneur, ils marcheront.
En ton nom ils jubileront tout le jour, * en ta justice ils seront exaltés.
L’éclat de leur puissance, c’est toi, * par ta faveur notre force est exaltée.
Car notre défense appartient au Seigneur, * au Saint d’Israël, notre Roi.

Gloire au Père... Maintenant...

Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Le Diacre : Prions le Seigneur. Le Choeur. Kyrie eleison.

Le Prêtre :

Seigneur tout-puissant, Dieu de nos Pères, désirant qu’Israël, ton peuple élu, soit affranchi de l’erreur idolâtre pour te connaître et servir à jamais, toi le seul Dieu véritable, tu lui as sévèrement défendu de se forger des images ou des simulacres faisant obstacle à ta véritable divinité, afin qu’il puisse te servir et t’adorer comme Dieu. Et pourtant, ce sont des images et simulacres, destinés à glorifier, non de faux dieux étrangers, mais ton nom sublime et très-saint, celui du seul vrai Dieu, que dans ta Loi tu as d’abord enjoint à Moïse de faire exécuter et placer au sanctuaire : deux chérubins dorés sur l’arche du témoignage, deux aux extrémités du propitiatoire et, sur les rideaux, une multitude de chérubins artistement brodés; puis à Salomon tu inspiras de mettre dans le saint des saints deux chérubins en bois de cyprès recouvert d’or. Là se trouvaient donc l’arche d’alliance, avec les tables de la Loi, l’urne d’or et le bâton d’Aaron, ces objets qui accompagnaient le peuple et signifiaient la grandeur de ta gloire en perpétuant le souvenir de tes illustres merveilles et bienfaits; et (même s’ils étaient en partie l’oeuvre de mains humaines) tu ordonnas de les vénérer avec crainte et tremblement, de prier devant eux avec les prostrations et les encensements qui conviennent à la divinité; et, dans ta miséricorde, tu as agréé ce culte, comme s’il était rendu à toi-même. Puis, dans la plénitude des temps, tu as envoyé ton Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, né d’une femme, la toujours-vierge Marie, lequel, ayant pris l’aspect du serviteur et devenu en tout semblable aux hommes, représenta les traits de son image toute-pure en appliquant un linge sur son visage très-saint et l’envoya au roi d’Édesse Abgar, pour le guérir de son mal et pour accorder à tous les fidèles s’en approchant et le vénérant d’innombrables guérisons et tant de bienfaits miraculeux. Nous donc, Maître bon et tout-puissant, en mémoire de l’incarnation du Sauveur et pour tous les illustres miracles et bienfaits dont il a fait preuve à l’égard du genre humain lors de sa venue sur terre dans notre humanité, nous avons réalisé cette (ces) icône(s) de ton Fils bien-aimé, non pour en faire une idole, mais en sachant que la vénération de l’image remonte vers son prototype; nous la présentons respectueusement devant ta magnificence et, nous prosternant, te prions instamment : jette un regard miséricordieux sur nous et sur cette (ces) icône(s) et, puisque ton Fils unique, en mémoire duquel nous l’avons (les avons) établie(s), s’est incarné et manifesté, envoie sur elle(s) ta céleste bénédiction et la grâce de ton Esprit très-saint, bénis-la (-les) et rends-la (-les) sacrée(s); accorde-lui (-leur) la vertu de guérir, d’éloigner toute diabolique machination; remplis-la (-les) de la même force et bénédiction que la fameuse image non peinte de main d’homme, divinement formée au contact du visage saint et immaculé de ton Fils bien-aimé, afin que passe par elle(s) la puissance de tes miracles pour l’affermissement de la foi orthodoxe et le salut de ton peuple fidèle, afin que soient exaucés tous ceux qui, t’adorant devant elle(s) avec ton Fils unique et ton Esprit très-saint, t’invoquent avec foi et te prient avec ferveur, qu’ils attirent la miséricorde de ton amour envers tous les hommes et qu’ils obtiennent ta grâce.

Car tu es notre sanctification, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles,

 Ch. Amen. Le Prêtre. Paix à tous. Ch. Et à votre (ton) esprit.

 Le Diacre. Inclinez la tête devant le Seigneur. Ch. Devant toi, Seigneur.

 Le Prêtre dit cette prière à voix basse :

Seigneur mon Dieu, regarde du haut de ta sainte demeure, depuis le trône de gloire de ta royauté, et, par miséricorde, envoie ta sainte bénédiction sur cette (ces) icône(s); bénis-la (-les) par l’aspersion de l’eau bénite et rends-la (-les) sacrée(s); donne-lui (-leur) la vertu de guérir tout mal et toute douleur, de chasser toute diabolique machination loin des fidèles qui s’en approchent pour t’adorer en sa (leur) présence; nous te prions et supplions : que leur prière soit toujours exaucée et agréée de toi.

A haute voix :

Par la grâce et la miséricorde de ton Fils unique, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Le Prêtre asperge l’icône avec l’eau bénite par trois fois en disant :

Cette (Ces) image(s) est (sont) rendue(s) sacrée(s) par la grâce du très-saint Esprit et l’aspersion de l’eau bénite, au nom du Père et du Fils et du saint Esprit. Amen.

Le Prêtre encense l’icône (les icônes); puis, joignant le geste à la parole, il s’incline tandis qu’on chante ce tropaire, ton 2 :

Devant ta sainte icône nous nous prosternons, Dieu de bonté, * implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu; * car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix, * pour sauver ta créature de la servitude de l’ennemi. * Aussi, dans l’action de grâces, nous te crions : * tu as rempli de joie l’univers, * ô notre Sauveur, en venant porter au monde le salut.

 Puis il baise l’icône (les icônes), et l’on chante ce tropaire, ton 1 :

Gloire au Père... Maintenant...

Représentant sur les icônes ton aspect divin, * Christ, nous chantons clairement * ta Nativité, tes miracles étonnants, * ta Crucifixion librement consentie; * et les démons sont repoussés et terrifiés, * tandis que pleurent les impies.

Congé : Que celui qui, avant sa Passion librement consentie, a bien voulu, dans l’ineffable dessein de son oeuvre de salut, reproduire sur un linge l’image non peinte de main d’homme de sa Face très-pure associant sa divinité à notre humanité, le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère immaculée et de tous les Saints, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et qui aime les hommes.

Et l’on porte l’icône à la place qui lui est destinée, en rendant grâce à Dieu.


Bénédiction d’une ou de plusieurs icônes
de la très-sainte Mère de Dieu ou de ses fêtes

Le Prêtre, revêtu de l’étole et de la chasuble, encense en forme de croix l’icône (ou les icônes) qui se trouve(nt) sur la table, devant l’ambon, puis il dit :

Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

 Le Lecteur dit les prières initiales (page 6). Le Prêtre : Car à toi. Le Lecteur : Amen et les 12 Kyrie eleison, puis Gloire au Père... Maintenant.., et :

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Psaume 44

Mon coeur a fait jaillir un verbe excellent, * et je dis : mon oeuvre est pour le Roi; * ma langue est le roseau d’un scribe agile.
Tu es beau, le plus bel enfant des hommes, * la grâce est répandue sur tes lèvres; * aussi tu es béni du Seigneur à jamais.
Ceins ton épée, vaillant, à ton côté, * chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur.
Défends la vérité, la bonté, la justice; * ta droite te guidera de merveilleuse façon.
Tes flèches sont aiguës, voici les peuples sous ta loi, * ils perdent coeur, les ennemis du Roi.
ton trône, ô Dieu, est pour les siècles des siècles; * sceptre de droiture, le sceptre de ton règne.
Tu aimes la justice, tu détestes l’iniquité; * c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a consacré * d’une huile d’allégresse, de préférence à tes compagnons.
La myrrhe et l’aloès embaument tes vêtements, * et tes palais d’ivoire en sont parfumés; * là, des filles de roi se réjouissent et t’honorent.
A ta droite se tient la Reine, * en son habit doré aux couleurs variées. Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille, * oublie ton peuple et la maison de ton père.
Alors le Roi désirera ta beauté : * il est ton Seigneur, prosterne-toi devant lui. Les filles de Tyr lui porteront des présents, * devant ta face imploreront les plus puissants.
Toute la gloire de la fille du Roi est au-dedans; * elle est ornée de franges d’or, parée de couleurs variées.
A sa suite, des vierges sont amenées vers le Roi, * ses compagnes lui sont présentées.
Dans la joie et l’allégresse, * elles entrent en la demeure du Roi.
A la place de tes pères te naîtront des fils, * tu en feras des princes par toute la terre.
Je célébrerai ton nom d’âge en âge, * et les peuples te rendront grâce à jamais, dans les siècles des siècles.

Gloire au Père… Maintenant…

Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Le Diacre : Prions le Seigneur. Le Choeur : Kyrie eleison.

 Le Prêtre :

Seigneur notre Dieu, tu as bien voulu que ton Fils et Verbe coéternel et consubstantiel prît chair de la toute-pure et toujours-vierge Marie; et, par sa naissance immaculée faisant d’elle la Mère de Dieu, tu l’as donnée à tous les croyants comme protectrice, avocate et auxiliatrice : regarde maintenant vers nous qui te prions humblement, qui l’appelons Mère de Dieu et croyons qu’elle est telle en toute vérité, qui l’invoquons avec foi pour qu’elle intercède auprès de toi. Par son intercession, exauce nos prières et nos demandes, et envoie la grâce de ton Esprit très-saint sur cette (ces) icône(s) que tes serviteurs ont faite(s) en son honneur et mémoire, bénis-la (-les) et rends-la (-les) sacrée(s) par ta céleste bénédiction, donne-lui (-leur) la force et la puissance d’accomplir des miracles. Fais-en une source de guérison et de santé pour tous les patients qui, accourant vers elle(s), te demanderont de l’aide en vertu de la Mère de Dieu. Et tous ceux qui devant cette (ces) icône(s) pourront vénérer la Vierge toute-bénie, la Mère de notre Seigneur Jésus Christ, ton Fils bien-aimé, et comme à la protectrice des chrétiens demander son intercession auprès de toi et implorer son aide dans les malheurs et les dangers, permets qu’ils obtiennent protection, délivrance et prompt secours. Accorde à leurs péchés, en ta miséricorde, rémission, fais qu’ils reçoivent promptement la grâce implorée de toi, qu’ils obtiennent la miséricorde attendue de ton amour pour les hommes et puissent prendre part à ton céleste royaume.

Par la tendresse de ton Fils unique, né d’elle selon la chair, notre Dieu incarné et Sauveur Jésus Christ, avec lequel te revient toute gloire, tout honneur et toute adoration, ainsi qu’à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen. Le Prêtre. Paix à tous. Ch. Et à votre (ton) esprit.

Le Diacre. Inclinez la tête devant le Seigneur. Ch. Devant toi, Seigneur.

Le Prêtre dit cette prière à voix basse :

Maître divin, Père tout-puissant, qui as daigné choisir la seule, entre tout le genre humain, colombe très-pure et agnelle immaculée, la toujours-vierge Marie, pour Mère de ton Fils unique et la sanctifier par la descente de l’Esprit très-saint pour qu’elle fût sa demeure, tu l’as rendue plus vénérable que les chérubins et les séraphins, tu en as fait la plus haute, la plus glorieuse de toutes les créatures, la médiatrice et l’avocate de tout le genre humain : par ses prières et son intercession, par ta grâce et l’aspersion de l’eau sainte, bénis et rends sacrée(s) cette (ces) image(s) préparée(s) en son honneur et sa mémoire, et pour la gloire de celui qu’elle a mis au monde, ton Fils unique et Verbe consubstantiel, pour ta propre gloire, Père sans commencement, et pour celle de ton Esprit vivifiant; et fais de cette (ces) icône(s), pour tous les croyants qui prieront devant elle(s), le remède des spirituelles et corporelles maladies, la délivrance contre toute agression de l’ennemi, la sûre protection, l’infaillible intercession auprès de toi.

Par la miséricorde de ton Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Le Prêtre asperge l’icône avec l’eau bénite par trois fois en disant :

Cette (Ces) image(s) est (sont) rendue(s) sacrée(s) par la grâce du très-saint Esprit et l’aspersion de l’eau bénite, au nom du Père et du Fils et du saint Esprit. Amen.

Et l’on chante les théotokia suivants. Si l’icône représente une fête de la Mère de Dieu, on chante d’abord le tropaire et le kondakion de la fête.

Sous ta miséricorde * nous trouvons refuge, * Vierge Mère de Dieu; * ne méprise pas les prières * que nous t’adressons * au milieu de tant de peines, * mais délivre-nous de tout danger, * seule Vierge si pure, entre toutes bénie.

Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, * ô Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, * tu es bénie entre les femmes et le fruit de ton sein est béni, * car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes.

Gloire au Père, ton 1

De ton icône, souveraine Mère de Dieu, * en abondance jaillissent la guérison et la santé * pour les fidèles qui s’en approchent avec amour : * visite donc l’infirme que je suis; * par ta grâce, guéris mes corporelles passions * et prends pitié de mon âme, en ta bonté.

Maintenant...

Avec amour nous vénérons ta sainte icône, Vierge immaculée, * et d’un même coeur te proclamons véritable Mère de Dieu : * pour nous fidèles qui nous prosternons devant toi * montre ta puissante protection, * éloigne de nous tout malheur, * puisque tu peux tout faire pour nous sauver.

Il est vraiment digue de te bénir, * Mère de Dieu, * toujours bienheureuse et tout-immaculée * et la Mère de notre Dieu. * Plus vénérable que les Chérubins* et plus glorieuse que les Séraphins, * ô Vierge qui as enfanté le Verbe de Dieu,* tu es vraiment la Mère de Dieu, * nous te magnifions.

Pendant ces chants, on vénère l’icône (ou les icônes). Puis le Prêtre dit le

Congé :

Que le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute-pure et immaculée, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et qui aime les hommes.


Bénédiction d’une ou de plusieurs icônes d'un saint,
d'une sainte ou de plusieurs saints

Le Prêtre, revêtu de l’étole et de la chasuble, encense en forme de croix l’icône (ou les icônes) qui se trouve(nt) sur la table, devant l’ambon, puis il dit :

Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Le Lecteur dit les prières initiales (page 6). Le Prêtre : Car à toi. Le Lecteur : Amen et les 12 Kyrie eleison, puis Gloire au Père... Maintenant.., et :

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Psaume 138

Seigneur, tu me sondes et me connais, * que je me lève ou m’assoie, tu le sais, * tu pénètres de loin mes pensées.
Tu suis l’enchaînement de ma vie, * tu prévois toutes mes démarches.
Car la parole n’est pas encore sur ma langue * que voilà, Seigneur, tu sais tout, * mes ultimes et premières pensées.
C’est toi qui m’as formé, * et sur moi ta main s’est posée.
Ta connaissance, à partir de moi, s’est révélée prodigieuse, * trop forte pour que j’y puisse atteindre.
Où irai-je me dérober à ton Esprit, * où fuirai-je loin de ta face?
Si j’escalade les cieux, tu es là, * que sous terre je descende, te voici. Que je prenne mon vol au matin * pour aller demeurer à l’autre bout de l’océan,
là aussi ta main va me guider * et ta droite me soutenir.
Je me disais : la ténèbre pourrait bien me couvrir * et la lumière se faire nuit autour de moi,
mais la ténèbre n’est pas ténèbre devant toi * et la nuit comme jour illumine, * l’obscurité de l’une et la clarté de l’autre se ressemblent pour toi.
Toi, Seigneur, tu as pris possession de mes reins, * tu t’es saisi de moi dès le sein maternel.
Je te rends grâce pour tes redoutables merveilles, * tes oeuvres sont admirables, mon âme le sait bien.
Pour moi ne sont point cachés * mes os, que tu formas dans le secret, * ni mon être, moulé au profond de la terre.
Tes yeux ont vu la masse informe que j’étais, * et déjà sur ton livre tous les hommes étaient inscrits,
car tu les vois formés comme de jour, * avant que nul n’apparaisse parmi eux.
Que de prix, ô Dieu, ont pour moi tes amis, * quelle importance a le début de chacun.
Les compterai-je, ils seront plus nombreux que les grains de sable... * je m’éveille, et je suis encore avec toi.
[O Dieu, si tu faisais périr les impies, * si les hommes de sang pouvaient s’en aller loin de moi.
Car tu dis à leur propos * que vers les idoles ils entraînent les cités.
Ceux qui te haïssent, ne les ai-je pris en horreur, * n’ai-je pris en dégoût, Seigneur, tes ennemis?
D ‘une haine parfaite je les hais, * ils sont devenus mes propres ennemis.]
O Dieu, scrute-moi pour connaître mon coeur, * éprouve-moi et connais mes sentiers.
Vois si l’iniquité se trouve en moi, * et conduis-moi sur une voie d’éternité.

Gloire au Père... Maintenant...

Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Le Diacre : Prions le Seigneur. Le Choeur : Kyrie eleison.

 Le Prêtre :

Seigneur tout-puissant, Dieu de nos Pères, qui dans l’ancienne alliance as jadis ordonné de faire pour la tente du témoignage des images de Chérubins en bois, en or et en broderies, ne rejette pas à présent ces icônes à l’image de tes saints amis, mais accepte-les afin que tes fidèles serviteurs, voyant en elles celui qui les a glorifiés, puissent honorer leur vie et imiter leurs actions, par lesquelles ils se sont rendus dignes de ta grâce et de la participation à ton royaume. Nous t’en prions, abaisse maintenant ton regard sur cette (ces) image(s) dessinée(s) et peinte(s) en l’honneur et mémoire de saint(e)N. (de tes saint(e)s N. et N.); bénis-la (-les) de ta céleste bénédiction et rends-la (-les) sacrée(s). Pour tous ceux qui vont la (les) vénérer, qui devant elle(s) vont t’adorer et te prier, et qui invoqueront saint(e) N. (les saint(e)s N. et N.) pour qu’il(s) (qu’elle[s]) intercède(nt) auprès de toi, sois un auditeur bienveillant de ton (tes) ami(e)(s) et montre-toi un généreux bienfaiteur, délivrant tes serviteurs de tout péril et de toute affliction, de toute souffrance spirituelle et corporelle, et leur accordant la grâce et miséricorde qu’ils désirent, par les prières de saint(e) N. (de tes saint(e)s N. et N.).

Car tu es la source de toute sanctification et le donneur de tout bien, et nous te rendons gloire, ainsi qu’à ton Fils unique et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen. Le Prêtre. Paix à tous. Ch. Et à votre (ton) esprit.

Le Diacre. Inclinez la tête devant le Seigneur. Ch. Devant toi, Seigneur.

Le Prêtre dit cette prière à voix basse :

Seigneur notre Dieu, toi qui as créé l’homme à ton image et ressemblance, et qui, lorsqu’il s’est corrompu par la désobéissance du premier Adam, as renouvelé cette image en la faisant retrouver à l’homme par l’incarnation de ton Christ prenant l’aspect du serviteur, tu l’as ainsi ramené à sa dignité première parmi tes Saints; et nous qui pieusement en vénérons l’image, nous honorons en eux ceux qui sont ton image et ressemblance; les honorant, c’est toi, leur prototype, que nous vénérons et glorifions. C’est pourquoi nous t’en prions : envoie ta grâce et, par l’aspersion de l’eau sainte, bénis et rends sacrée(s) cette (ces) image(s) préparée(s) pour ta gloire, en l’honneur et mémoire de saint(e) N. (des saint(e)s N. et N.). Bénis aussi tous ceux qui vénéreront cette (ces) icône(s) et devant elle(s) t’adresseront leurs prières; et, dans ta miséricorde, permets-leur de trouver grâce auprès de toi.

Par la grâce, la miséricorde et l’amour pour les hommes de ton Fils unique, avec lequel tu es béni, ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Le Prêtre asperge l’icône avec l’eau bénite par trois fois en disant :

Cette (Ces) image(s) est (sont) rendue(s) sacrée(s) par la grâce du très-saint Esprit et l’aspersion de l’eau bénite, au nom du Père et du Fils et du saint Esprit. Amen.

Pendant la vénération de l’icône (des icônes), on chante le tropaire et le kondakion du Saint, de la Sainte ou des Saint(e)s; et le Prêtre en fait mémoire au Congé :

Que le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute-pure et immaculée, et par les prières de saint(e) N. (des saint(e)s N. et N.) ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et qui aime les hommes.

Source :
Denis Guillaume, trad., Grand Euchologe et arkhiératikon,
Diaconie Apostolique, Parma, 1992.


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  Introduction aux Icônes et à l'Iconographie

Dernière mise à jour: 17-05-05